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 [Fic] L'ascension des démons

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mentali71

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MessageSujet: [Fic] L'ascension des démons   Dim 6 Mar - 18:51

Rappel du premier message :

sinon petite commande j'ai besoin d'un coup de main pour mon prelude au tournoi de ma fic



 "Tsudoishi negai ga aratani kagayaku hoshi to naru! Hikari sasu michi tonare! Shinkuro Shoukan! Hishouseyo, Sutādasuto Doragon!"
"Ouja no Kodou, Ima Koko ni Retsu wo Nasu. Tenchi Meidou no Chikara wo Mirugaī! Shinkuro Shoukan! Waga Tamashī, Reddo Dēmonzu Doragon!

"Kuroki Senpū yo! Himetaru Omoi wo sono Tsubasa ni Genshutsu seyo! Shinkuro Shoukan! Maiagare, Burakkufezā Doragon!"
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Heart



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Sam 14 Mai - 20:13

ah oui, peut-être, comme j'adore toutes les histoires avec des voyages dans le temps, je me rends pas compte pour les autres x)
je crois que c'est surtout parce que la fic a énormément de slice of life, entre les formations de club, y'a pas vraiment d'action donc ça peut rebuter ^^
et bonne chance pour ses fics, elles font quasi 1/4 de la mienne :3
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Heart

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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 15 Mai - 12:05

Epilogue

La fête battait son plein en ce soir du vingt-quatre décembre. Tout le monde semblait bien s’amuser et passer du bon temps à l’intérieur de l’hôtel particulier. Et pourtant, à l’extérieur, deux personnes ne semblaient pas se réjouir, certainement parce qu’elles n’étaient pas invitées et encore moins désirées.
L’homme portant un masque cachant son œil gauche regardait de loin, l’air pensif, une jeune fille aux longs cheveux bruns et aux yeux verts comme l’émeraude. Elle ne pouvait pas le voir mais lui, il la voyait et son cœur battait la chamade. Elle avait bien grandi depuis le temps, c’était à présent une véritable jeune femme…
L’autre, plus jeune, commençait sérieusement à s’impatienter à force d’attendre dans le froid et tournait en rond pour essayer de se réchauffer. Finalement, il craqua et s’adressa à son ainé :
-C’est bon Shadow, vous avez vu ce que vous vouliez voir, on peut y aller maintenant ? Râla-t-il en frissonnant.
-Laura semble vraiment bien s’amuser avec ses amis ; répondit l’autre avec un léger sourire. Je suis content qu’elle ait pu se faire une place dans son école. J’avais peur qu’elle ne puisse pas réintégrer le système scolaire après toutes ces histoires…
-C’est ça, je suis sûr qu’il ne s’agit que d’une bande d’hypocrites qui la lâcheront à la première occasion ! Pesta le plus jeune.
-Tu es bien trop catégorique Aymeric. En tant que père, je peux bien voir qui sont ses vrais amis, et ils sont juste devant nous. Tu devrais essayer d’être plus sociable toi aussi, ça serait bien plus agréable pour tout le monde, moi le premier.
-Ouai, ouai, on peut y aller maintenant avant que je ne gèle sur place ?
-Tu sais, tu ne devrais pas en vouloir à Angéla, c’est une brave fille, je suis sûr qu’elle n’a jamais voulu ton malheur.
Shadow lança un dernier regard vers la maison pour s’assurer que tout allait bien et il reprit son chemin à travers les rues de la capitale en compagnie d’Aymeric, la neige étant le seul témoin du passage de cet homme recherché…
En vérité, il n’était pas venu simplement pour voir sa fille et repartir. Il voulait s’assurer de quelque chose. Au fond de lui, il sentait comme un danger planer sur Laura, comme si une épée de Damoclès se balançait lentement au-dessus de sa tête, menaçant à tout moment de tomber et de la tuer d’un seul coup. Il voyait sa fille, au sol, agonisant et appeler à l’aide, et lui, impuissant à la sauver. Il ne savait pas d’où venait ce souvenir, mais il savait que ce n’était pas qu’un rêve, tout était vraiment arrivé ou devait arriver, ce n’était qu’une question de temps.
Une fois sur une place suffisamment large, les deux hommes s’arrêtèrent et une grande ombre recouvrit momentanément le ciel et la lune puis fondit sur eux avant de rétrécir encore et encore jusqu’à n’avoir plus que la taille d’un grand homme, aux cheveux noirs en bataille et tombant sur ses yeux, aux yeux noirs de serpent et au visage fin et long.
-Shadow, Aymeric, il est bientôt l’heure, êtes-vous prêts ? Demanda le nouvel arrivant d’une voix lente et grave.
-Oui, j’ai fait ce que j’avais à faire, nous pouvons y aller, Gariatron ; répondit l’homme au masque noir.
-Gariatron, dis-moi, si Armageddon est vaincu, les choses redeviendront-elles réellement ce qu’elles étaient ? Pourrais-je tous les revoir ?
-Evidemment. Celui qui détruira le destin gagnera le destin du monde entre ses mains, c’est ainsi que cela fonctionne d’après mes recherches. Une fois Armageddon anéanti, j’accèderai à ta requête.
-Et pour tes frères ? Luminion et les autres, que fait-on ? Tu es sûr de refuser leur aide ?
-Je te l’ai dit Shadow. M’allier avec vous deux est déjà un supplice, il est hors de question d’avoir d’autres avortons dans les pattes. De plus, ces idiots n’ont pas le moindre début de piste de recherche.
-Tu en as peut-être un ? Rétorqua Aymeric sarcastiquement.
-C’est bien possible. En attendant, maintenant que Zorc est vaincu, nous allons devoir reformer nos forces.
-Et que comptes-tu faire ? Le ressusciter encore une fois pour qu’il échoue à nouveau ? Ou alors retenter de recréer l’orichalque comme l’année dernière ? Ou même essayer d’éveiller de nouveaux esprits de la terre ?
-Non Shadow. Nous allons constituer une armée, et pour cela il nous faut des généraux…Ou plutôt, le général.
-Que veux-tu dire ?
-Lorsque nous avons échoués la première fois, j’ai créé de nombreuses créatures pour m’aider dans ma tâche, et nous allons réveiller les prototypes comme vous les appelleriez. Cependant, mes frères avaient peut-être raison sur un point. Je n’ai que faire des humains, je vais me tenir éloignés d’eux, mais notre objectif sera désormais l’élimination totale et définitive d’Armageddon, puis peut-être que je retournerai à mes anciens projets.
-Peut-être ? Tu n’aurais pas changé depuis qu’on se connait ? L’année dernière, jamais tu n’aurais hésité une seconde quant à cette question.
-Tais-toi Shadow sinon tu seras le premier à disparaitre une fois que j’en aurais fini avec ce soi-disant maitre du destin !
-Ah, là je te reconnais bien, le méchant qu’on déteste tous. D’ailleurs, tu as intérêt à tenir ta promesse pour moi aussi sinon je ne donne pas cher de ta peau écailleuse.
-Essaie de survivre à ce qui va suivre et après on en reparlera, parce que même moi je ne suis pas certain de l’issue de ce combat…
-On peut y aller sinon ? Je commence à vraiment geler moi ! Reprit Aymeric, de plus en plus mécontent.
-Soit, allons-y, finissons-en une bonne fois pour toute.
Shadow et Aymeric acquiescèrent et Gariatron sourit en laissant découvrir une rangée de dents pointues et se retransforma avant de s’envoler, accompagné d’un grand dragon noir comme la nuit sur lequel se trouvaient Shadow et Aymeric, en direction des ruines d’Héliopolis afin d’en finir définitivement avec cette guerre commencée plus de dix-mille ans auparavant.



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 15 Mai - 16:22

Ooooh, je trouve la manière dont Shadow et Aymeric sont mis en scène vraiment classe et avec tout ce qu'il faut dans ce genre de scène habituelle d'un type qui observe et l'autre qui en a marre. On peut trouver ça un peu lourd d'une histoire à une autre mais je trouve ça classe. Ca fait ''hyper mystérieux'' (Perceval dans Kaamelott)
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 15 Mai - 17:47

oui, je voulais créer un peu de mystères pour lancer la saison 3 pleinement comme je l'avais fait avec l'épilogue de la saison 1^^
d'ailleurs, la fic touche à sa fin la, il nous reste que l'arc serena et on passera a cette fameuse saison 3 o:


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 15 Mai - 17:51

jy trouve trop bien bon juste que aymeric aurait du se marier avec angela



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 15:16

oh non pas aymeric x angela, les 2 se détestent oo
sinon dernier arc de la fic: l'arc séréna! suivons les aventures de ces 2 jumeaux qu'on a laissés de côté jusque là :3

Le sombre destin de Serena

Prologue

Les rues de la grande ville futuriste étaient pleines de monde et d’animation, même à cette heure tardive de la nuit. Les vitrines de la plupart des boutiques étaient encore allumées et des touristes se pressaient encore à l’intérieur pour acheter des souvenirs de leur voyage à Néo Domino city. Au loin, une grande tour surplombait la ville, semblant veiller sur elle. Cependant, cette nuit là, quelque chose attirait plus les visiteurs que le stade de la ville ou même les musées. Un homme blond, portant une armure dorée comme le soleil, une cape pourpre et une couronne incrustée de joyaux déambulait dehors. Tous les passants le dévisageaient avec curiosité, après tout, ce n’était pas tous les jours qu’ils avaient l’occasion de voir un homme accoutré d’une telle façon. Mais l’homme semblait ne pas s’en préoccuper et continuait son chemin imperturbablement.
Qui était-il ? Que faisait-il ici ? Voilà les questions qui se posaient sur toutes les lèvres. Certains osèrent lui demander mais se heurtèrent à un visage froid et de marbre. En vérité, l’homme était plongé dans ses pensées, ne remarquant même pas toute l’animation qu’il provoquait. Il repensait au passé, lorsque lui, sa sœur Luna et son amie Celestia, avaient traversé monts et vallées, déserts et guerres avant de trouver une paix, relative certes, le démon restait tapi dans l’ombre, mais une paix tout de même. Il repensait à la grande guerre qui avait pris la vie de ses conseillers, amis et plus important, la vie de la personne la plus chère à ses yeux.
Après cela, ce n’était que le trou noir dans sa mémoire, il ne voyait que des bribes, des images, mais rien de concret. Ses souvenirs remontaient ensuite à quelques mois auparavant, lorsqu’il avait enfin été libéré de l’emprise du démon par ceux que la prophétie appelait les « élus ». Le démon avait été défait et l’homme était, pour la première fois depuis des millénaires, entièrement libre de ses actes. Mais en échange, il avait également perdu ses pouvoirs et son immortalité, c’est pourquoi, le temps lui étant compté à présent, il avait décidé d’entreprendre ce voyage, avant qu’il ne soit trop tard.
Ses pas le conduisirent en premier lieu dans la ville de Néo Domino City, après avoir séjourné quelques temps dans le monde des esprits. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait qu’il avait quelque chose à faire en ce lieu. Peut-être qu’il avait commis un acte atroce par le passé mais qu’il ne pouvait s’en souvenir et qu’il cherchait à se repentir inconsciemment.
Cependant, il n’était qu’un homme du passé dans une ville du futur, incapable de s’adapter. En cinq mille ans, les choses changent et, même s’il vivait dans ce monde depuis plus d’un an, certaines choses lui étaient encore étrangères et en premier lieu, il ne pouvait quitter son armure et son épée et trouvait les gens de cette époque totalement insensés de se balader sans protection alors que le danger rode partout. Une deuxième chose qu’il n’arrivait pas à assimiler était le fait que le duel de monstre soit devenu un simple jeu alors que pour lui, c’était un moyen de survivre. Celui qui n’avait pas d’esprit était condamné. Mais ici, tout le monde en possédait, de nombreux qui plus est.
L’homme à l’armure d’or releva la tête. Il était sorti des grandes artères de circulation et se retrouvait devant un pont majestueux reliant la grande ville à une petite ile au loin. Sans savoir pourquoi, il le traversa, contemplant au passage la mer scintillante dans la nuit, chose qu’il n’avait vue qu’une seule fois auparavant, durant son voyage, et il fut émerveillé. Il se rendit soudainement compte à quel point le monde avait frôlé la catastrophe par sa faute et se mit à accélérer. En ayant côtoyé le démon pendant plusieurs millénaires, il avait fini par comprendre ses motivations, en partie du moins, c’est pourquoi il s’était laissé posséder. Mais à présent, en voyant à quel point le monde avait changé, il ne pouvait plus suivre le même chemin qu’avant et c’est pourquoi il s’était allié à Drago et aux autres dans l’espoir qu’ils l’arrêtent.
Une fois de l’autre côté, l’homme fut totalement déboussolé par ce qu’il constata. Satellite avait beau avoir été réaménagé, il restait encore de nombreux endroits sordides et délabrés. Il venait justement d’atterrir dans l’un de ces endroits oubliés. Autour de lui, des bâtiments aux vitres brisées et aux murs noirs de fumée de voitures s’élevaient sinistrement dans la nuit. Au sol, des milliers de détritus s’entassaient tandis que le vent sifflait et faisait grincer les portes entrouvertes.
Soudain, un bruit de verre cassé retentit dans ses oreilles, très vite suivi de celui de quelque chose de lourd s’effondrant sur le sol.
Intrigué, l’ex roi se dirigea vers l’origine de ce remue-ménage et fut sidéré par ce qu’il vit. Un groupe de quatre hommes armés de massues, couteaux, poêles, encerclaient une personne portant une cape et dont le visage était caché par l’obscurité et une capuche noire. La personne tenait quelque chose entre ses mains, mais il n’arrivait pas à distinguer de quoi il s’agissait. Il vit alors un cinquième homme à terre, saignant du nez et se tenant le bras en grimaçant.
Mais le combat restait inégal. A quatre contre un, la personne encapée n’avait aucune chance. L’homme à l’armure activa alors son disque de duel et s’avança dans la bataille.
Voir quelqu’un ayant le courage de s’interposer surprit tellement les présupposés assaillants qu’ils s’arrêtèrent et se tournèrent tous vers l’étrange homme d’un autre temps.
-Allons, allons messieurs, tout cela ne semble pas très fair-play vous ne trouvez pas ? Dit-il d’une voix grave et assurée.
-C’est qui ce guignol ? Demanda l’un des voyous quelque peu déboussolé.
-Un fou si tu veux mon avis ; lui répondit son camarade. Je ne sais pas qui tu es, mais tu es ici sur notre territoire, tu dois donc payer ou t’en aller, c’est la loi !
Les deux autres acquiescèrent à ce que dit celui qui semblait être le chef. L’homme en armure dorée pencha la tête sur le côté, prenant un air innocent et faisant mine de ne pas comprendre.
-La loi ? Savez-vous au moins à qui vous vous adressez ? Rétorqua-t-il alors, plus fermement cette fois-ci.
-A un type qui s’est échappé d’un bal costumé ! Répondit l’un des hommes.
Les autres se mirent à rire à cette blague. Cependant, insulter l’homme n’était pas la meilleure chose à faire, surtout en pleine nuit alors qu’il cherchait un endroit où dormir. Il posa une carte sur son disque de duel et un grand dragon bleu et or apparut et cloua d’un seul coup les quatre assaillants au sol d’un revers de la main. Ils ne s’y attendaient visiblement pas, après tout, qui s’attendrait à se faire attaquer par un hologramme ?
L’homme se dressa de toute sa taille au dessus des bandits et prit un air sévère, air qui aurait fait trembler même les plus téméraires.
-Je suis Hélios, seigneur soleil d’Héliopolis, les lois, c’est moi qui les crée, et c’est également moi qui décide à qui appartiennent les territoires !


Chapitre 1 : Etrange rencontre

Mon nom est Serena. Un nom de famille ? Je n’en ai pas, qui en aurait besoin quand on grandit dans la rue ?
Oui, j’ai grandi dans la rue, comme de nombreuses personnes à Satellite, et malheureusement pour moi, je suis née dans le quartier délaissé par les forces de sécurités de Néo Domino City, le quartier oublié comme on l’appelle, un quartier tellement envahi par les gangs et les contrebandiers qu’il a été laissé à l’abandon lors de la reconstruction de Satellite, jugé irrécupérable et beaucoup trop dangereux. Ici, la notion de justice n’existe que dans les rares livres ne servant pas de feu de bois en hiver.
Je n’ai pas de mère ni de père, j’ai été abandonnée dans la rue très jeune, vers l’âge de sept ou huit ans et j’ai du me tourner vers d’autres infortunés pour survivre. Et cela fait maintenant presque sept ans que cela dure.
Mais on me dira certainement : pourquoi restes-tu ici si tu déteste à ce point ce quartier ? La réponse est simple, je ne le déteste pas mais je ne l’aime pas non plus. Je ne connais simplement que ça, et il en est de même pour la plupart des personnes vivant ici. Ceux qui partent ne reviennent jamais, si bien que nous ne savons pas ce qui nous attend de l’autre côté du pont.
Certes, de nombreuses légendes circulent sur l’autre satellite et sur Néo Domino City, mais il ne s’agit certainement que de légendes. Du moins, c’est ce que je pensais avant de le rencontrer.

C’était une nuit très ordinaire pour quelqu’un comme moi. J’avais un petit creux dans la nuit n’ayant pas mangé depuis deux jours et j’avais décidé d’aller voler un peu de nourriture au gang contrôlant la zone, les exécuteurs. Et oui, ces malades avaient repris le nom de l’équipe légendaire de satellite qui avait rétabli la paix. Ils ne méritaient pas de porter ce nom, car contrairement à eux, ils ne faisaient rien pour les autres, ils s’appropriaient simplement tous les biens. Leur seul point commun était cependant leur force. Jamais ils n’avaient été vaincus et c’est pourquoi ils considéraient satellite comme leur.
Cela me révoltait tant, mais je ne pouvais rien faire pour m’y opposer. Mes compagnons étaient bien trop faibles pour les combattre, et moi aussi. Cependant, rien ne m’empêchait de leur voler quelques objets de temps en temps.
Mais ce soir là, j’avais été quelque peu imprudente. Rien de bien grave en soi, j’avais simplement laissé une porte ouverte, mais cela suffit à me faire repérer. Ils étaient tellement paranoïaques que le moindre objet qui n’était pas à sa place signifiait pour eux une intrusion, un vol, une attaque surprise.
Ainsi, très vite, je me retrouvai avec cinq types à mes trousses, armés de toute sorte d’objets destinés à me blesser, voire même me tuer. Je courus dans les rues de satellite aussi vite que mon bagage me le permettait- je n’avais pas vraiment fait dans la dentelle, j’avais pris tout ce qui me passait sous la main- et je me rendis compte que j’aurais vraiment du être plus prudente.
J’arrivai après dix minutes de course devant un immeuble en piteux état, aux vitres cassées et aux murs noirs qui était également l’endroit où je vivais, ou plutôt survivais. Les cinq types étaient encore à mes trousses. Je ne pouvais pas les laisser entrer et je m’arrêtai donc juste devant. Le premier se jeta sur moi et je ripostai avec un coup de pied dans le nez. Il s’effondra au sol en hurlant de douleur lorsqu’il atterrit sur son bras gauche.
Les quatre autres arrivèrent à la suite, des sourires carnassiers aux lèvres, comme une meute de loup ayant encerclé une proie, ce que nous devions être pour eux, du gibier.
Des bruits de pas retentirent derrière moi. Certainement d’autres hommes du gang, me disais-je. Je me voyais déjà battue à mort avant d’être laissée là avec quelques côtes cassées dans le meilleur des cas, morte dans le pire.
Mais étrangement, l’homme qui venait d’arriver était, d’un, seul, et de deux, vêtu comme s’il s’était échappé d’un bal costumé. Il était blond et devait atteindre le mètre quatre-vingt. Ses yeux, rouges, luisaient d’un éclat inquiétant dans la nuit, comme ceux des vampires dans les contes. Il portait une cape, tout comme moi, je me dis donc en premier lieu qu’il s’agissait d’un autre petit voleur voulant se faire discret, même si le rouge n’est pas la couleur la moins voyante, mais son armure dorée en dessous me fit très vite changer d’avis, de même que sa couronne incrustée de joyaux. Un type de la ville peut-être ? Ou bien le nouveau costume des services de sécurité ?
Quoiqu’il en soit, mes assaillants eurent un moment d’hésitation en voyant cet étrange homme.
-Allons, allons messieurs, tout cela ne semble pas très fair-play vous ne trouvez pas ? Dit-il d’une voix grave et assurée.
-C’est qui ce guignol ? Demanda l’un de mes poursuivants, quelque peu déboussolé.
-Un fou si tu veux mon avis ; lui répondit son camarade. Je ne sais pas qui tu es, mais tu es ici sur notre territoire, tu dois donc payer ou t’en aller, c’est la loi !
Les deux autres acquiescèrent. L’homme en armure dorée pencha la tête sur le côté, prenant un air innocent.
Il était stupide ou quoi celui là ? Il ne voyait donc pas que s’il restait là, il allait se faire massacrer, tout comme moi ?
-La loi ? Savez-vous au moins à qui vous vous adressez ? Rétorqua-t-il alors, plus fermement cette fois-ci.
-A un type qui s’est échappé d’un bal costumé ! Répondit l’un des hommes.
Les autres se mirent à rire à cette blague. L’étrange homme fronça les sourcils. La blague sur son accoutrement ne parut par lui plaire du tout à en juger par son expression.
Il posa une carte sur son disque de duel, doré également et un grand dragon bleu et or apparut. Il cloua d’un seul coup les quatre assaillants au sol d’un revers de la main. Je réprimai un hoquet de surprise. Mais qui était-il pour posséder un disque de duel et des cartes ? Et plus que tout, comment cela se faisait-il que cet hologramme les ait touchés ?
Après la guerre contre le démon, je pensais que plus jamais je n’aurais eu l’occasion de me retrouver face à de telle créature…
L’homme se dressa de toute sa taille au dessus des bandits et prit un air sévère, air qui aurait fait trembler même les plus téméraires.
-Je suis Hélios, seigneur soleil d’Héliopolis, les lois, c’est moi qui les crée, et c’est également moi qui décide à qui appartiennent les territoires !
Ce type était bel et bien un malade ! Un roi ? N’importe quoi. Un mégalomane oui. Il s’inventait même une ville à son nom. Mais il avait eu au moins un effet bénéfique, celui de faire fuir mes cinq agresseurs. Mais l’effet négatif était que je me retrouvais maintenant seule avec lui et son dragon terrifiant. Je m’apprêtais déjà à prendre la fuite également lorsqu’il se tourna vers moi. Ses yeux rouges me glacèrent le sang et me pétrifièrent. Que voulait-il de moi à présent ?
Une pensée affreuse me passa par la tête. Et s’il s’en prenait à mon gang à présent ? S’il était venu faire justice dans ce quartier ou cette dernière n’existait pas ?
Il me posa alors une question étrange :
-Dis-moi, est-ce que par hasard tu saurais où je peux me loger par ici ?
Je ne trouvai rien d’autre à répondre qu’un « Hein ? », ce à quoi il répondit par quelque chose d’encore plus étrange.
-J’ai les moyens de payer si c’est le problème.
-Les…les moyens ? M’étranglai-je à moitié. Non mais vous avez regardé autour de vous ? Pensez-vous sincèrement que vous allez trouver un hôtel dans ce dépotoir ?
-Oh, je ne suis pas à Satellite ?
-Nous sommes dans le quartier oublié de satellite, vous ne trouverez rien ici, si ce n’est que les ennuis, alors vous feriez mieux de partir au plus vite !
-Vous avez une drôle de façon de remercier les gens par ici.
-Remercier ? J’aurais très bien pu m’en tirer toute seule, merci !
-Ah oui ? J’aurais bien aimé voir cela ; dit-il avec une étincelle de malice dans l’œil.
Je soupirai, exaspérée. En fait, il était simplement stupide, je perdais mon temps avec lui. Cependant, en regardant son dragon, je pensai soudain qu’il pouvait m’être très utile pour me débarrasser enfin de ces exécuteurs. Je changeai alors radicalement de tactique d’approche.
-Vous savez, nous n’avons peut-être pas d’hôtel mais je connais un endroit où vous pourriez loger cette nuit ; repris-je d’une voix doucereuse.
-Ah bonne nouvelle ça, parce que je suis épuisé après un tel voyage !
-Vous n’avez qu’à me suivre ; dis-je en ouvrant la porte du bâtiment.
Naïvement, l’homme me suivit à l’intérieur.
Je ne fus même pas étonnée de voir des dizaines de couteaux et autres se brandirent vers moi lorsque franchis le palier.
-Ola, doucement les gars, ce n’est que moi, Serena, vous vous souvenez, on est dans le même camp.
Une voix s’éleva et toutes les armes s’abaissèrent. Un homme, mon chef, celui qu’on appelait tous communément le patron ou boss vint à ma rencontre, pour me sermonner j’imaginais. C’était un grand gaillard, qui devait atteindre un mètre quatre-vingt-dix, aux larges épaules et au visage dur. Son nez était cassé depuis la guerre contre le démon mais cela lui donnait un air encore plus effrayant. Il avait toujours son éternelle coiffure de balais brosse, je lui avais dit que c’était ridicule, mais il ne voulait rien entendre…
Comme tous les membres du groupe, il portait des haillons, bien que les siens fussent des haillons qui furent autrefois des vêtements de luxe.
Il s’arrêta devant moi, croisa les bras sur la poitrine et me toisa avec un œil sévère.
-Alors Serena, on peut savoir où tu étais encore passée ?
Je pris l’air le plus innocent que je pouvais faire et je lui répondis :
-Simplement allée faire des courses.
Je lui montrai l’énorme sac que je tenais entre les bras et il écarquilla les yeux.
-Tu…comment as-tu réussi à leur prendre autant d’un coup sans te faire attraper ?
J’allais lui répondre quand le guignol en armure éternua bruyamment. Tous les regards se tournèrent vers lui, de même que les couteaux. Je m’interposai très vite avant qu’il ne soit réduit en chair à corbeau, ce qui était le sort réservé aux intrus.
-Serena, il est avec toi ? Demanda alors un garçon me ressemblant beaucoup qui n’était autre que mon frère jumeau, Satoshi.
Comme moi, ses cheveux étaient un croisement entre le bond et le châtain mais il était un peu plus grand que moi et son visage était beaucoup plus dur. Ah oui, et il était totalement paranoïaque aussi.
-Il s’appelle Hélios, il m’a sorti d’un mauvais pas à l’instant.
-Ravi de vous rencontrer ! S’exclama-t-il avec un signe de la main.
Le patron me chuchota à l’oreille :
-Mais c’est qui ce type ? Et pourquoi l’as-tu amené ici ?
-Pour ta première question, je n’ai pas de réponse, mais il m’a sauvée. Pour la deuxième, je pense qu’il peut nous être très utile, il a le même pouvoir qu’eux.
-Rendre les monstres réels ? S’étouffa le boss.
J’hochai la tête et il commença à dévisager notre invité. Il fut visiblement déconcerté par la tenue assez…exotique d’Hélios.
-Ah oui, j’oubliai quelque chose ; repris-je, toujours à voix basse, il pense que nous allons le loger cette nuit, alors fais semblant d’être accueillant si tu veux qu’il nous aide.
-Le…loger ? Non mais tu t’es crue où ? A l’hôtel ? J’imagine qu’on devra le nourrir et tout ça ? C’est hors de question, je ne donnerai rien à un inconnu, nada !
-S’il peut nous débarrasser de ces idiots, moi je suis prête à n’importe quoi ; terminai-je alors en tournant le dos au chef pour faire face à l’étrange homme.
J’avais vraiment du mal à croire qu’il ne se doutât de rien mais je devais tout faire pour le ménager afin qu’il nous apporte son aide.
Je lui fis signe de me suivre tandis que je commençai à monter les escaliers. Je vis cependant le chef murmurer quelque chose à l’oreille de mon frère, certainement l’ordre de me surveiller, mais ça, il n’avait pas besoin d’ordre pour le faire…
Hélios monta avec moi au premier étage et je le conduisis dans la seule pièce inoccupée du vieil immeuble. Ce n’était pas bien grand, à peine cinq mètres carré, avec des murs où la peinture se décollait, un plafond envahi par les fuites et un sol recouvert de vieilles affaires inutilisées. Mais il y avait également une sorte de vieux canapé qui pouvait faire office de lit. Je lui désignais la chose. L’homme eut l’air surpris et hésita un instant. Je pris peur qu’il ne décide d’aller ailleurs, ce qui aurait fait tomber mes plans à l’eau, mais il finit par enlever sa cape pourpre et la poser sur le divan.
-Bon, ce n’est pas un hôtel quatre étoiles mais c’est déjà mieux que de dormir dans la rue ! Dit-il joyeusement.
-Ah…et bien, c’est parfait si cela vous convient ; bégayai-je, déconcertée par sa réaction.
-Tu sais, parler à quelqu’un en gardant sa capuche sur la tête n’est pas très poli.
Je ne sus quoi répondre à cela. C’était bien la première fois que quelqu’un me parlait de bonnes manières, cela nous passait totalement au-dessus du crâne à satellite, nous avions mieux à faire que de nous préoccuper de cela. Néanmoins, cette cape était bien pratique à l’extérieur pour se cacher, mais à l’intérieur, elle était plus encombrante qu’autre chose et je la retirai donc.
-Ah voilà, c’est mieux, je n’aime pas parler à quelqu’un sans voir sa tête, ça me rappelle de mauvais souvenirs…Et puis, tu n’as aucune raison de cacher un aussi joli visage.
Je rougis. C’était également la première fois qu’on me faisait des compliments sur mon apparence physique. J’avais tous les traits d’une clocharde, ce que nous étions tous d’ailleurs : des yeux marrons sans aucune vie, des cheveux gras et sans éclat en bataille que je n’avais pas coiffés depuis plus d’un mois, des égratignures un peu partout sur le corps et surtout je portais de véritables loques. Je n’avais qu’un seul pantalon parsemé de trous et dont l’une des jambes était plus courte que l’autre. Quant à mon tee-shirt, il était bien trop petit pour moi depuis longtemps mais je n’avais rien d’autre. Voilà ce qu’il trouvait joli. Soit il se moquait de moi, soit il avait de sérieux problèmes, ou bien des gouts très étranges…
-Bon, maintenant, je pense qu’il serait temps de se présenter convenablement. Je m’appelle Hélios. Tu peux me considérer comme un voyageur en quête de vérité.
-En...quête de vérité ? Répétai-je sans comprendre.
-Oui, disons que ma vie n’a pas été très facile ni même très glorieuse. Alors je cherche des réponses à travers ce voyage.
-Et ce déguisement, il vous servira à reconnaître la vérité quand vous la verrez ? Raillai-je.
-Mais qu’avez-vous donc avec mon armure ? Je pourrais vous poser la même question vous, pourquoi est-ce que vous êtes tous habillés aussi légèrement.
Je fis une grimace. Il touchait un point. Il était peut-être ridicule mais lui au moins avait de quoi s’habiller et se protéger en cas de besoin. Devant ma réaction, il eut l’air de comprendre qu’il touchait un point sensible et changea de sujet.
-Mais au fait, à qui ai-je l’honneur exactement ?
-Je m’appelle Serena.
-Pas de nom de famille ?
-Vous non plus je vous signale.
-Tu as raison, je suis désolé de t’embêter avec cela ; répondit-il en se remettant à rire.
Voyant qu’il avait l’air bien disposé, je pris mon courage à deux mains et je lui demandai finalement ce qui me trottait dans la tête depuis que je l’avais rencontré.
-Mais au fait, votre monstre là, il était réel tout à l’heure ?
-Evidemment qu’il l’était, dans mon pays, tous les monstres sont réels d’ailleurs.
-Oh, et, vous pensez qu’il aurait assez de puissance pour…disons, battre tout un groupe d’hommes ?
-Certainement oui, il l’a déjà fait par le passé.
Je jubilais déjà en mon for intérieur en l’entendant dire cela. J’avais vraiment mis la main sur une mine d’or, dans les deux sens du terme quand je regardais son armure. Je voyais déjà les exécuteurs s’enfuir en courant devant le dragon de l’étrange homme, cependant, il ajouta quelque chose qui me déplut au plus au point.
-Mais il ne le refera plus.
-Par…pardon ? M’étranglai-je. Pourquoi donc ? Si vous le vouliez, d’après ce que vous me dites, vous pourriez conquérir le monde !
-Justement, je ne veux plus. Le duel de monstre ne doit pas être utilisé de cette façon. Il l’était peut-être par le passé, mais à présent, les esprits de duel ne sont plus aussi puissants et de nombreuses personnes n’en possèdent malheureusement plus. Et surtout, tu as dû subir la crise du démon, comme nous tous.
-Oui, je m’en souviens comme si c’était hier ; dis-je en grimaçant alors que je repensais à cette époque.
-Tu as dû constater qu’user d’un tel pouvoir de supériorité est injuste.
-Je pensais l’avoir compris cela, mais que voulez-vous dire avec vos esprits de duel ?
-Regarde autour de toi. Le monde a changé tout simplement, et nous n’y pouvons rien.
Bêtement, je parcourus la pièce du regard. Je n’étais pas très à l’aise avec les images à cette époque, ce qui arracha un sourire amusé à mon invité. Je décidai d’arrêter pour ce soir et de revenir à la charge le lendemain, espérant qu’une bonne nuit de sommeil le fasse changer d’avis.
Je le laissai donc seul et je sortis de la pièce et je me heurtai immédiatement au regard interrogateur de mon frère qui écoutait visiblement aux portes.
-Satoshi, qu’est-ce qui t’arrive encore ? Soupirai-je.
-Ce type, il ne m’inspire pas confiance ; répondit-il en fronçant les sourcils.
-Tu crois que toi, tu lui inspires confiance avec tes airs supérieurs ?
-Je suis très sérieux Serena, qui te dit que ce n’est pas une taupe venue nous détruire de l’intérieur ?
-Nous ne sommes pas dans un film Américain de Série B, et puis, ça ne serait pas la première, ni la dernière fois, alors détends toi.
Je le laissai derrière moi et j’allai me reposer dans ma chambre qui n’était pas en meilleur état que celle donnée à notre invité, pour ne pas dire pire. Je me jetai sur mon lit, épuisée et je me retrouvai nez à nez avec une vieille photo où je me trouvais, avec mon frère, mon père et ma mère, devant le nouveau satellite, sept ans plus tôt.
Nous étions censés déménager là-bas à une époque. Tout était déjà prêt, nous avions déjà un appartement, une école, mais voilà, le sort en avait décidé autrement. Mes parents ont disparu du jour au lendemain, sans laisser de trace, nous laissant seuls, livrés à nous-mêmes.
Jamais les forces de sécurité n’avaient essayé d’élucider cette disparition, ce qui se passait dans le quartier oublié ne les regardait pas. Mais moi, je savais ce qu’il s’était passé, je savais qu’ils n’avaient pas disparu simplement par plaisir. Les rares chanceux ayant l’opportunité de passer dans l’autre satellite étaient très souvent visés par les chefs des gangs en place, et il y en avait beaucoup plus qu’aujourd’hui. Et c’est pourquoi, je vouais une haine incommensurable à tous ces gangs, y compris le mien. Mais, il était ma seule chance de survie, alors j’étais patiente.
L’arrivée d’Hélios cette nuit là avait réveillé cette ancienne rancœur. J’avais trouvé le moyen de me venger de toutes ces années de souffrance, et je ne comptais pas laisser passer l’occasion !


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 15:44

La vache, les descriptions de Serena et de Satellite sont limites comparables à du Dickens (et je pèse chacun de mes mots) même si je ne suis pas un grand fan de cet auteur.
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 16:11

oh, tu me flattes en me comparant à un auteur connu, je suis loin d'avoir un tel talent je pense x)


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 17:22

pas mal je peux avoir un autographe ?



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"Ouja no Kodou, Ima Koko ni Retsu wo Nasu. Tenchi Meidou no Chikara wo Mirugaī! Shinkuro Shoukan! Waga Tamashī, Reddo Dēmonzu Doragon!

"Kuroki Senpū yo! Himetaru Omoi wo sono Tsubasa ni Genshutsu seyo! Shinkuro Shoukan! Maiagare, Burakkufezā Doragon!"
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 17:50

vas-y, il est la :3
pour ton indéfectible soutien mentali
~heart~


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 17:53

Wiiiii, un autographe !!! ^o^
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 16 Mai - 18:01

aller je t'en donne un aussi honest :3
Pour honest, le seul fan de nagisa, je t'aime pour ça <3
~heart~


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mar 17 Mai - 19:51

Je fus réveillée en plein milieu de la nuit par une sorte de grattement sur le plancher. Je pensai tout d’abord qu’il ne s’agissait encore que d’un rat venu voler un peu de nourriture et je n’y prêtai pas une grande attention. Cependant, le grattement continua et s’intensifia. Exaspérée, je me levai et sortis dans le couloir pour voir de quoi il s’agissait. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis trois membres du gang en train d’essayer de crocheter la serrure de la chambre d’Hélios.
Je levai les yeux au ciel. Evidemment, comment est-ce qu’un gang aurait pu résister à la venue d’un type portant de l’or sur lui ?
J’allais surprendre les trois idiots – il ne fallait pas mécontenter mon seul espoir de vengeance – lorsque la serrure émit un petit bruit et la porte s’ouvrit.
Je jurai en moi-même. J’avais été trop lente et à cause de trois bouffons, tous mes plans allaient tomber à l’eau.
J’allais perdre tout espoir lorsque je vis les trois lascars ressortir de la chambre, l’air complètement déboussolés. Je me précipitai pour les sermonner mais c’était comme s’ils avaient vu un fantôme, ils étaient livides.
Intriguée, je passais la tête par l’ouverture mais je ne vis rien d’extraordinaire, simplement Hélios dormant sur le canapé, sa cape lui servant de couverture et à côté de lui, son disque de duel et sa couronne. L’envie ne me manquait pas à moi aussi de prendre tout cela et de m’enfuir au loin mais une question me taraudait l’esprit. Qu’est-ce qui avait donc bien pu déstabiliser ainsi des hommes se faisant passer pour des durs ?
Sur la pointe des pieds, je me faufilai à l’intérieur mais je ne vis toujours rien. Je me mis alors à penser comme mes compagnons dans l’espoir de retracer leurs actions.
Ils étaient venus chercher de l’or ou quelque chose de précieux, et les affaires d’Hélios, posées à côté de lui, ne passaient pas vraiment inaperçu. J’en conclus donc qu’ils avaient tout d’abord tenté de prendre la couronne.
Alors que je m’approchai du précieux objet, je remarquai qu’il devait manquer un joyau et qu’à la place, il n’y avait qu’un grand trou. Est-ce que ces idiots avaient quand même réussi à voler quelque chose? Si c’était le cas, il allait falloir que je le récupère si je voulais garder Hélios de mon côté…
Je saisis alors la couronne, toujours essayant de retracer les gestes de mes prédécesseurs et c’est alors qu’une étrange énergie m’envahit.
C’est assez dur à décrire, mais en tenant la couronne dans mes mains, je me sentais plus forte, mes sens étaient décuplés, je voyais des détails qui me seraient totalement passés sous le nez en temps normal comme un cafard se baladant au plafond, j’entendais des bruits imperceptibles pour un être humain normal. Je me sentais si…puissante, j’avais vraiment l’impression de pouvoir faire ce que je voulais.
Hélios éternua dans son sommeil et je lâchai l’artefact sous le coup de la surprise, et toutes les sensations s’en allèrent avec elle. Elle atterrit bruyamment sur le sol.
-Hum…qui est la ? Marmonna Hélios à moitié réveillé.
Je me figeai. Entrer par effraction dans la chambre de mon atout n’était pas la meilleure façon de s’en faire un ami, je devais inventer quelque chose, et vite.
-C’est toi Serena ? Tu as oublié quelque chose ?
-Euh…oui, exactement, je crois que j’ai laissé…euh…ma cape. Oui, c’est ça, je cherche ma cape, il me semble que je l’ai oubliée ici.
-Oh, si ce n’est que ça, je l’ai posée sur la table, je pensais que tu allais venir la récupérer alors je l’ai mise en évidence.
-Mer…merci beaucoup ; dis-je en la saisissant. Bon, et bien, bonne nuit, et désolée pour le dérangement.
Je m’éclipsai le plus vite possible et je ne recommençai à respirer qu’une fois que je fus dans le couloir. J’avais frôlé la catastrophe, et de très près. Je me mis à remercier la providence qu’Hélios ne fût pas aussi paranoïaque que tous les gens que je connaissais.
Je retournai dans la chambre, toujours un peu tremblante, mais surtout en ne pouvant pas oublier la sensation procurée par l’étrange objet. Etait-ce de là qu’Hélios tirait son pouvoir afin de rendre les monstres réels ? Si tel était le cas, je savais ce qu’il me restait à faire s’il refusait de se joindre à nous.

Le lendemain ; ou plutôt le jour même comme il était minuit passé lorsque je retrouvai le sommeil, je me levai comme chaque jour, pensant à la longue journée qui m’attendait.
Ici, tous les jours se ressemblaient. Nous commencions toujours par faire un inventaire de ce que nous avions, puis, si nous manquions de quelque chose, nous allions le voler. Dans le cas contraire…et bien, on faisait la même chose afin de faire des réserves. Mais aujourd’hui, j’avais décidé que cela serait différent.
La première chose que je fis fut d’aller voir comment se portait notre invité. Je frappai à la porte mais je ne reçus aucune réponse. Je commençai à paniquer en pensant qu’il aurait déjà pu partir.
Je descendis les vieux escaliers en courant, évitant les nombreuses irrégularités, franchis le hall à toute vitesse avant de me retrouver dehors. Je regardai de tous les côtés mais je ne vis toujours personne. C’était fini, tous mes plans venaient de tomber à l’eau…
Dépitée, je rentrai à l’intérieur lorsque j’entendis comme un bruit de combat au sous-sol. Certainement le chef qui avait trop bu, encore ; pensais-je.
Mais en arrivant en bas, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Hélios était en train de se battre à mains nues contre un des hommes de mon gang. Il ne semblait pas vraiment comprendre ce qu’il se passait et se contentait d’esquiver les coups de son adversaire, qui, au contraire, semblait épuisé.
Alors que mon camarade tentait une nouvelle attaque, Hélios bougea avec une vitesse surhumaine et asséna un violent coup de pied à son adversaire qui s’écrasa, face contre terre, devant les regards hébétés des autres membres.
-Et c’est ainsi que je combats ; déclara Hélios en se frottant les mains.
-Je comprends mieux comment tu as sauvé Serena hier ; dit le boss en s’approchant de lui. Tes techniques de combat sont incroyables.
-Non, ce ne sont que de vieux trucs poussiéreux, tout le monde pourrait faire de même ; répondit Hélios un peu gêné.
Le boss l’empoigna alors par les épaules. Je crus qu’il allait le frapper à son tour, mais non, il se contenta de le regarder droit dans les yeux et dire :
-Enseigne nous tes techniques.
-Oh, moi professeur ? Je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée. Et puis, je dois partir dans peu de temps…
-Ce n’est pas grave, enseigne nous tout ce que tu pourras pendant le temps que tu restes ici…s’il te plait.
J’étais stupéfaire. C’était bien la première fois que je voyais le patron demander quelque chose sans menacer l’intéressé. Hélios hésita un moment, mais devant les regards émerveillés de mes camarades, il finit par céder.
En un sens, j’étais rassurée. J’avais maintenant un peu plus de temps pour le convaincre de nous aider avec ses pouvoirs, car je savais que même super entraînés, nous n’avions aucune chance contre les exécuteurs. Mais d’un autre, cela signifiait également que le temps était compté. Je n’avais pas une minute à perdre.
J’allais relancer ma proposition lorsque mon frère sortit du recoin où il se terrait et vint m’adresser la parole.
-Je n’arrive pas à y croire ; cracha-t-il.
-Quoi donc ?
-Que le boss se soit laissé corrompre. Nous n’avons pas besoin de ce type, nous ne savons même pas si nous pouvons lui faire confiance.
-Je t’ai déjà dit de te détendre, relax, cool, tout ce que tu veux, mais s’il te plait, arrête de penser que toute la terre est ton ennemi.
-Tu continues à dire cela, même après la guerre ? Tu me déçois Serena, et moi qui pensais que cela t’avait servi de leçon.
Il repartit grogner dans son coin, en me laissant encore sous le choc. Je savais qu’il avait raison, la guerre m’avait appris quelque chose, mais je sentais bien que cet Hélios était différent de tout ce que nous avions connu jusqu’ici.
Je m’assis dans un coin et commençai à regarder Hélios montrer des mouvements qu’aucun d’entre nous n’avait jamais vu auparavant. Ce n’étaient pas des arts martiaux, ce n’était pas non plus de simples coups de poing et encore moins des attaques sauvages. Tout semblait calculé à la seconde près, au millimètre près, afin de causer le plus de dommages possible chez l’adversaire. J’étais sincèrement impressionnée et je me mis à ressentir un sentiment nouveau : l’admiration.
Et oui, lorsqu’on vit dans la rue, admirer quelqu’un n’est pas quelque chose de possible. On peut respecter, craindre, mais pas admirer puisqu’il n’y a rien d’admirable dans ce que nous faisons. Nous nous battons pour survivre, comme des animaux. Mais quand je regardais Hélios se battre, c’était comme si j’étais transportée dans un autre monde, où le combat devenait un art, un sport, possédant des règles, un code d’honneur et surtout, des limites, ce que nous n’avions pas dans la rue.
Est-ce que j’aurais pu, moi aussi, exécuter tous ces mouvements ? Je n’osais même pas essayer de peur d’échouer. Jusque là, la vie en solitaire m’avait appris à ne jamais engager une bataille dont l’issue est incertaine car les pertes étaient en général bien plus élevées que les gains potentiels.
J’assistai à l’entrainement ainsi pendant deux bonnes heures. Cela semblait plaire à mes compagnons, après tout, cela sortait vraiment de l’ordinaire, même s’ils prenaient des roustes monumentales et ne semblaient pas faire de progrès.
Le boss, couvert de bleus et de bosses, finit par en avoir assez et cessa l’entrainement, nous ordonnant de retourner à nos activités habituelles…pour ceux qui en avaient du moins.
Je vis là l’occasion de parler seule à seul avec Hélios. Je vis que, alors que tous les membres du gang étaient essoufflés, Hélios au contraire semblait en pleine forme, ce que je lui fis remarquer.
-Il faut bien que je m’entretienne un peu sinon je vais finir par rouiller ; déclara-t-il. Tes compagnons ne sont pas mauvais, mais manquent cruellement de techniques, j’ai presque l’impression d’affronter des bêtes sauvages.
-Et si ce n’est pas indiscret, où avez-vous appris ces techniques ?
-A Héliopolis bien entendu. J’en ai bavé avant de toutes les maitriser, mais tu vois le résultat. Oh mais attends…tu es venue car tu veux les apprendre toi aussi, c’est cela ?
-Non, je…
-Inutile de mentir, je vois dans tes yeux que tu en meurs d’envie !
-Vous savez lire dans le regard ? M’exclamai-je.
-Ce n’est qu’une expression ; me répondit-il en éclatant de rire à nouveau. Bon, boss, je vous emprunte la petite un instant !
-Ah oui, fais comme tu veux ; marmonna-t-il pendant qu’un de ses sous-fifres lui appliquait une pommade sur ses bleus.
Hélios m’entraina à l’extérieur et me demanda s’il y avait un terrain d’entrainement. Je saisis l’occasion de lui faire faire le sale boulot à notre place et je lui indiquais un ancien stade se trouvant sur le territoire des exécuteurs, ne mentionnant bien sûr pas le dernier point. Il ne se douta de rien et acquiesça.
Nous nous dirigeâmes donc vers ce stade. Nous en avions pour une bonne vingtaine de minutes à pieds et j’en profitai pour questionner Hélios sur son passé qui m’intriguait au plus haut point, mais toutes les réponses qu’il me donnait étaient très évasives, comme un voyage de plusieurs mois, une guerre, la disparition de plusieurs de ses amis, mais rien de très précis. Il ne semblait pas tenir à en parler et cela ne fit qu’éveiller encore plus ma curiosité sur le passé de cet étrange homme sorti de nulle part.
Lorsque nous arrivâmes, le stade était désert. Les exécuteurs devaient être en train de maltraiter quelques personnes ou bien en train d’étendre encore leur influence. Je fus un peu déçue, moi qui aurais tellement voulu revoir Hélios à l’œuvre, mais rien n’était encore joué, ils pouvaient arriver d’une minute à l’autre.
Le stade où je l’avais emmené était autrefois, avant la catastrophe du Zéro Reverse, le plus grand de la ville, capable d’accueillir plus d’un million de personnes. Il s’étendait sur plus de cinquante mètres de long pour une largeur avoisinant les vingt mètres. Il servait tout aussi bien pour les grands tournois de duel de monstres que pour les courses automobiles ou les matchs de foot. A présent, l’herbe envahissait le terrain laissé à l’abandon et les sièges des gradins rouillaient lentement. Les portes d’entrée n’existaient même plus, il n’y avait que des trous béants à la place. Ce n’était plus qu’une ruine de ce qui avait été autrefois une merveille de l’architecture…
Hélios contempla ce triste spectacle un moment, l’air perdu dans ses pensées puis se tourna vers moi.
-Bien, cela devrait faire l’affaire je pense. Suis-moi.
Il alla se placer au centre du stade et me fit signe d’approcher. Sans bien comprendre, je vins à lui. Ce que je n’avais pas prévu, c’était qu’il m’attaque par surprise. Il se jeta sur moi avec un cri de guerre. Trop surprise pour réagir, je reçus le coup de plein fouet et je m’écrasai face contre terre.
-Non mais ça va pas vous ! M’écriai-je avant d’être interrompue.
-Première règle d’un combat, ne jamais baisser sa garde.
-Génial, vous m’apprenez vraiment quelque chose là ; râlai-je tout en me remettant debout.
-Sans des bases solides, on ne peut pas aller bien loin, tu l’apprendras à tes dépends.
-Ah oui ? Et que dîtes vous de ça !
A mon tour, je me jetai sur lui, poing en avant, visant sa tête, comme j’avais l’habitude de le faire mais, vif comme l’éclair, il se décala sur ma gauche au dernier moment et je frappai dans le vide.
Alors que j’étais déstabilisée, Hélios me donna un petit coup dans le dos qui suffit à me faire manger la poussière encore une fois.
Je ne m’avouai pas vaincue et je me relevai une nouvelle fois puis enchainant les coups de pieds et les coups de poing…dans le vide. Hélios les évitait avec une facilité déconcertante. Si je visais ses pieds, il sautait, et quand je visais son torse ou sa tête, il se décalait simplement vers la gauche ou vers la droite. Je finis très rapidement par être à bout de souffle à force d’attaquer sans arrêt et je marquai une pause dans mon assaut. Les yeux d’Hélios brillèrent et, l’instant d’après, je me retrouvai à voler avant de m’écraser deux mètres en arrière.
Mais qu’est-ce qui n’allait pas avec moi ? Ces techniques m’avaient toujours permis de me sortir de n’importe quelle situation auparavant, que ce soit contre les exécuteurs ou contre d’autres gangs. Mais cet Hélios, il se battait différemment d’eux. C’était comme s’il était capable d’anticiper tous mes faits et gestes, comme s’il avait pensé à mes attaques avant même que je n’y aie pensé moi-même…Il ne se contentait pas de donner des coups dans toutes les directions, espérant toucher quelqu’un, non, tous ses mouvements étaient calculés.
-Alors Serena, tu en veux encore ?
-Un peu oui ! Répondis-je en me remettant debout.
Cette fois-ci, j’allais tenter de faire comme lui, de réfléchir avant chaque attaque, prendre le temps d’analyser la situation. Même si cela laissait du temps à l’adversaire d’attaquer en premier, cela permettait également d’esquiver son attaque avant de riposter.
Je fis signe à Hélios d’attaquer. Il sourit et s’élança, poing en avant. Je vis bien qu’il visait ma tête alors, comme lui, je tentai d’esquiver avec un pas sur le côté. Il frappa dans le vide, visiblement étonné de ma réaction. Profitant de la situation, j’essayai, comme lui, de le mettre à terre en le frappant pendant qu’il était déstabilisé mais, contrairement à moi, il ne s’écrasa pas face contre terre et, avec une roulade au sol, se remit debout pour me faire face en souriant.
-On dirait que tu apprends vite Serena ; dit-il satisfait. Je n’ai même pas eu besoin de te dire quoi que ce soit, c’est impressionnant.
-Et je n’ai pas fini de vous surprendre !
-J’espère bien, mais toi non plus, tu n’as rien vu.
Nous nous jetâmes l’un sur l’autre en criant quand une voix derrière moi interrompit tous nos mouvements.
-Assez !
Je me retournai, craignant de voir surgir les exécuteurs mais ce que je vis me déplus encore plus. Satoshi venait visiblement d’arriver et nous regardait d’un air mauvais, plus particulièrement Hélios. Il nous avait réellement suivi jusqu’ici, mais pourquoi ?
-Je savais bien que je devais garder un œil sur vous, je savais qu’on ne pouvait pas vous faire confiance ; dit-il d’un ton glacial.
-Attends Satoshi, ce n’est pas ce que tu crois…tentai-je mais il ne voulait rien entendre.
-Vous faites partie des exécuteurs, je me trompe ? Vous êtes venus nous détruire de l’intérieur, mais je ne vous laisserai pas faire !
Hélios me regarda et me fit un clin d’œil.
-C’est exact, je suis un exécuteur, et j’ai pour mission de vous éliminer. Alors, que vas-tu faire pour m’arrêter ?
Satoshi ramassa une vieille barre de fer qui se trouvait par terre, certainement une partie d’une ancienne barrière, et la brandit devant lui comme une épée. Je ne sais pas ce qu’il lisait comme livre, mais il se croyait vraiment dans l’un d’eux le pauvre.
-Tiens, je ne pensais pas avoir besoin de m’en servir aujourd’hui, mais regarde bien Serena, cela pourrait te servir un jour.
-Oui, c’est sûr que me battre à l’épée me sera utile ; marmonnai-je toujours furieuse contre mon frère.
Les deux hommes se firent face, l’un avec un regard assassin, l’autre l’air amusé de la situation. Je me mis à l’écart pour éviter un coup perdu et ainsi perdre quelque chose d’important comme un œil ou un bras.
Le pauvre Satoshi n’avait aucune chance si Hélios se battait aussi bien à l’épée qu’à mains nues. Je soupirai intérieurement. Je savais bien qu’il essayait de me protéger, mais il en devenait ridicule. Il avait toujours été ainsi, en tant que frère, il s’était juré que rien ne m’arriverait tant qu’il serait là et il avait fini par devenir totalement paranoïaque, voyant du danger partout. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était que je pouvais me défendre seule…
Satoshi passa à l’attaque en premier et tenta d’assommer Hélios en utilisant sa barre de fer comme une massue, mais évidemment, ayant anticipé son mouvement, l’homme à l’armure avait placé sa propre épée au dessus de sa tête, bloquant l’attaque. Satoshi recula immédiatement, évitant la riposte d’Hélios et se remit en position.
Il grogna un peu avant de tenter un autre aussi visant le bras d’Hélios tenant l’épée, dans l’espoir de le lui briser certainement. Sans surprise, Hélios n’était déjà plus là quand Satoshi délivra son coup dans le vide.
De plus en plus énervé, mon frère finit par faire comme moi et asséner une pluie d’assauts visant à épuiser son ennemi. Cependant, je savais maintenant que cela épuisait plus l’attaquant que l’attaqué. Hélios contra chacune de ses attaques soit en les évitant, soit en faisant dévier la barre de fer avec la lame de son épée.
-Il serait peut-être temps d’arrêter, tu ne penses pas ? Suggéra Hélios en regardant mon frère.
Celui-ci était visiblement à bout de souffle, la sueur perlait sur son visage et ses bras, mais il refusait d’abandonner. Pour tout réponse, il repassa à l’attaque.
Hélios soupira et, d’un coup majestueux, désarma son adversaire. La barre de fer vola dans les airs tandis que mon frère tomba à genoux, ne pouvant plus faire un geste. Il semblait sidéré par ce mouvement et dut se rendre compte qu’Hélios ne faisait que jouer avec lui depuis le début. Mais je voyais dans son regard qu’il n’était pas prêt à abandonner.
-Vous ne vous en tirerez pas aussi facilement ! Dit-il tout en se relevant tant bien que mal.
-C’est amusant, c’est exactement ce que nous allions dire ; rugit une voix venant des gradins.
Comme une seule personne, nous nous retournâmes dans la direction d’où provenaient ces mots. Je crus que mon cœur allait s’arrêter de battre.
Un grand homme nous observait d’un regard rempli de haine et de colère depuis le dernier rang des gradins. Il portait un bandeau sur le front lui donnant un air de ninja et ses longs cheveux noirs volaient dans le vent. Ses yeux brillaient d’un éclat sombre reflétant tout le mépris qu’il avait pour nous, membres des gangs rivaux. A ses côtés se tenait une dizaine d’hommes armés de massues, couteaux et battes de baseball ayant l’air aussi peu amicaux que lui.
-Qui est ce guignol ? Demanda alors Hélios.
-Guignol ? Reprit l’homme l’air outré. Montre un peu plus de respect je te prie. Je suis le chef des Exécuteurs, Ramon, et vous vous trouvez actuellement sur notre territoire.


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mar 17 Mai - 20:05

je suis peter de rire



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mer 18 Mai - 23:10

pas sur de voir ce qu'il y a de drôle o:


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Jeu 19 Mai - 16:30

fastoche le gars ramon c'est pas celui de crash town ?



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Ven 20 Mai - 17:13

si c'est lui x)

Chapitre 2 : De nouveaux horizons

J’avais entendu de nombreuses histoires sur ce Ramon, mais en vérité, je ne l’avais jamais vu de mes propres yeux et il était encore plus effrayant que tout ce que l’on racontait. Cependant, Hélios ne semblait pas impressionné le moins du monde devant l’homme qui faisait trembler le quartier oublié. Il le regardait simplement avec curiosité, comme s’il se demandait qui était ce type et ce qu’il lui voulait.
Satoshi vint se placer devant moi, toujours dans cette optique de me protéger, et je dois avouer que j’étais bien contente qu’il le fasse cette fois-ci tellement j’étais terrifiée. Qui, à part Hélios bien sûr, n’aurait pas été terrifié devant cet homme dont la force était légendaire, cet homme ayant pris possession du quartier oublié en si peu de temps, cet homme ayant repoussé les armées ennemies tout en sacrifiant les autres habitants…
Hélios s’avança alors d’un pas et prit la parole.
-Bien, je suis ravi de vous rencontrer, mon nom est Hélios et…
-Je me fiche de savoir qui tu es, tu es sur mon territoire sans mon autorisation, tu dois donc en payer les conséquences !
-Excusez-moi mais…
Un couteau aiguisé fila vers lui à une vitesse fulgurante avant qu’il n’ait eu le temps de terminer sa phrase. Je fermai les yeux pour ne pas voir ce qui allait lui arriver. Je m’attendais à entendre un gémissement de douleur mais tout ce qui me parvint à l’oreille fut le bruit de deux bouts de métal s’entrechoquant.
Je rouvris les yeux. J’avais totalement oublié qu’Hélios portait une armure sous sa cape ! Les exécuteurs eurent l’air aussi surpris que nous. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur un type en armure d’or…
Hélios ramassa le couteau au sol, l’air distrait et l’examina en long, en large et en travers avant d’éclater de rire.
-Vous êtes sérieux ? S’exclama-t-il. De mon temps, les épées étaient bien plus aiguisées que ça, même les flèches faisaient plus de dégâts !
-Personnes ne se moque de moi ! Hurla Ramon rouge de colère. Exécuteurs, à l’attaque !
Le gang se précipita sur nous comme un seul homme, toutes armes en avant. Hélios jeta alors le couteau derrière lui comme on jette une peau de banane et dégaina son épée en souriant.
Les hommes l’encerclèrent rapidement, mais cela ne semblait pas le déranger. Aucune inquiétude ne se laissait sur son visage, il n’y avait que de l’amusement, et peut-être également un certain dédain pour ces hommes ne respectant aucune règle de combat.
-Dix contre un ? Vous ne semblez vraiment pas connaître le mot « fairplay » par ici.
-Tous les moyens sont bons pour gagner une bataille ; répondit naturellement Ramon.
Hélios se raidit lorsqu’il entendit cela et son regard se voila. Sa prise sur son épée sembla se refermer, comme s’il se contrôlait lui-même.
-Non…ce n’est pas vrai...Murmura-t-il.
-Que dis-tu ? Tu es en train de faire ton testament ? Lança Ramon de son perchoir.
-Tu te trompes ! Reprit Hélios plus fort et plus fermement. Tous les moyens ne doivent pas être utilisés pour gagner un combat !
-Tu parles à l’homme qui a repoussé l’attaque du démon l’année dernière et qui est sorti vivant, alors un peu de respect je te prie !
Apparemment, évoquer le démon fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et Hélios releva brusquement la tête. A présent, ses yeux étaient devenus rouges sans et une immense rage se lisaient à l’intérieur. Avec une vitesse et une force surhumaine, il sauta haut dans les airs, passant par-dessus ses adversaires et fonça droit sur Ramon.
Hélios leva le bras et une vive lumière émana de son disque de duel. Le chef des exécuteurs eut à peine le temps de tomber à la renverse avant qu’un immense dragon bleu et or se tienne à quelques centimètres de lui, menaçant de l’écraser au moindre mouvement.
-Tu…tu ne me fais pas peur avec ton hologramme ! Bégaya-t-il, peu sûr de lui.
Pour toute réponse, le dragon rugit et cela suffit à soulever des rafales de vent qui obligèrent Ramon à s’accrocher à un siège pour ne pas s’envoler. A partir de ce moment-là, il devint réellement blême et cessa tout mouvement. Les autres membres du gang regardèrent leur chef impuissant avec une angoisse sans nom dans le regard.
Un silence de mort s’installa sur le stade. Je n’entendais plus que bruit du métal de l’armure d’Hélios qui se déplaçait lentement vers Ramon ainsi que les battements de mon cœur.
Le duelliste mit alors un genou à terre et s’adressa au chef de gang d’un ton poli, sans aucune haine, mais à glacer le sang par sa neutralité.
-Alors, penses-tu toujours que tous les moyens sont bons pour gagner une bataille ? Tu sais que si je le voulais, je pourrais te tuer d’un seul claquement de doigt, n’est-ce pas ? Je sais que tu l’aurais fait sans hésiter si tu avais eu ce pouvoir, toi qui penses que tous les moyens sont bons pour gagner une bataille. Mais, penses-tu toujours cela quand c’est ton ennemi qui a ce pouvoir ?
Ramon ne répondit rien, et Hélios continua son monologue.
-Ecoute moi bien Ramon et retiens-bien ceci : ce n’est pas parce que tu as le pouvoir de faire trembler ciel et terre que tu dois le faire, seul le démon a ce pouvoir, et regarde à présent où il en est.
Hélios se releva et se tourna alors vers Satoshi et moi, tout en gardant le chef du gang ennemi à l’œil. Il fit un signe de la tête et je compris que cela signifiait que l’entrainement était fini pour aujourd’hui.
Il sauta du haut des gradins et atterrit gracieusement sur la pelouse du stade sous les yeux ébahis de toutes les personnes l’observant. Il faut dire que n’importe qui se serait brisé les jambes après un saut pareil, mais Hélios continua simplement son chemin et nous prîmes sa suite, tout en continuant à regarder derrière nous, méfiant. Mais le gang était totalement déstabilisé par la prestation d’Hélios et ne bougeait plus le petit doigt.
Une fois sortis du stade, le visage d’Hélios se détendit et il reprit son air nonchalant.
-Bon, ils ont compris la leçon je pense, ils ne nous embêteront plus ! Dit-il en souriant, ce qui contrastait nettement avec le personnage froid que j’avais vu quelques instants plus tôt.
-Vous n’êtes donc pas avec eux ? Demanda soudainement Satoshi, comme ayant eu une révélation.
-N’est-ce pas ce que je me tue à vous dire depuis tout à l’heure ? Je ne sais même pas qui ils sont et je m’en fiche…en fait, non, je ne m’en fiche pas, des types comme ça sont des dangers publics !
Je me mis alors à lui raconter comment Ramon avait rassemblé un groupe de fidèles s’inspirant de la légende des exécuteurs mais ayant par la suite pris possession du quartier par la force et éliminant tous ses adversaires potentiels avant de devenir le maitre absolu. Je lui racontai ensuite comment il avait survécu pendant la guerre en n’hésitant pas à sacrifier ses amis, mais surtout ses ennemis. Cette partie fut celle qui révolta le plus Hélios qui comprenait à présent d’où Ramon tirait sa méthode de combat.
-Mais et vous alors ; demandai-je à la fin de mon récit, pourquoi êtes-vous si opposé à sa méthode ?
-Voyez-vous, je vous ai dit que ma vie n’a pas toujours été glorieuse, et, comme lui, j’ai fait cette erreur de croire que je pouvais tout utiliser pour arriver à mes fins. Je voulais détruire un ennemi m’ayant tout pris, et pour cela, j’ai fait alliance avec le démon pour finalement le payer très cher…
-Alliance avec le démon ? S’exclama mon frère en fronçant les sourcils, prêt à intervenir s’il faisait quelque chose de suspect.
-Oui, j’ai…
Il ne termina pas sa phrase car juste devant nous se tenait le boss qui semblait de très méchante humeur. Il nous attendait devant l’immeuble du gang, les bras croisés sur la poitrine, tapant du pied comme s’il attendait là depuis des heures. En nous voyant, son visage se durcit subitement et se dirigea vers moi d’un pas décidé. Je grimaçai, sachant ce qu’il s’apprêtait à faire. Il devait sûrement savoir pour le stade, rien ne lui échappait concernant les membres.
Satoshi tenta bien de se mettre en travers de sa route mais il fut écarté d’un revers de la main. Quant à moi, arrivé à ma hauteur, je me pris un énorme coup de poing dans le ventre, si violent que je tombai à genoux en toussant, la respiration coupée. Et je savais que ce n’était pas fini. C’était le châtiment réservé aux membres allant créer des ennuis au boss, ou risquant de créer des ennuis.
-Pourquoi avez-vous fait cela ? Demanda Hélios quelque peu étonné.
-Elle a osé provoquer des tensions entre nos groupes et à présent, nous risquons par sa faute de nous faire attaquer à tout moment ! Rétorqua le boss, écumant de rage.
Il me donna un coup de pied et je m’écrasai face contre terre dans la boue. Quelques autres membres du gang sortirent pour voir ce qui causait toute cette agitation, maltraiter l’un des nôtres étaient un des seuls divertissements que nous avions après tout.
Satoshi vint m’aider à me relever tandis que je regardai le boss avec un regard empli de mépris envers lui.
-Vous…vous n’êtes qu’une ordure ; articulai-je.
-Répète un peu ce que tu as dit ? Me défia-t-il.
-J’ai dit que vous étiez une ordure ! Répétai-je plus fort, sous les regards effarés de mes camarades.
Peu de gens osaient tenir tête au patron, et les rares ayant essayé n’étaient plus là pour témoigner aujourd’hui.
-Tu as du cran, petite ; dit-il avec un sourire carnassier.
-Vous ne pouvez pas savoir à quel point je vous méprise ; continuai-je, le regard foudroyant tout le monde. Vous, vos méthodes, votre lâcheté permanente, cette vie de chien, ce quartier en ruine, je les déteste tous autant que vous êtes. Vous m’avez tout pris, mes parents, la vie que j’aurais dû avoir, ma jeunesse, mais rien n’égale la haine que je voue aux gangs qui se croient forts simplement parce qu’ils ont la force du nombre, parce qu’il…
-Assez ! M’interrompit-il.
Il leva le poing, je détournai le regard, mais je ne sentis rien, pas la moindre douleur. En retournant la tête, je vis Hélios lui tenant fermement le bras, le bloquant dans son geste.
-Allons, je ne pense pas que la violence résolve votre problème.
-Laisse-moi tranquille toi! Répliqua-t-il en se dégageant. Vous, les gens de Néo Domino City, ne pouvez pas comprendre nos motivations, vous ne pouvez pas comprendre à quel point la vie est difficile par ici et que tout pas de travers peut nous coûter la vie !
Le boss fit volte-face et repartit à l’intérieur, suivi de tous les membres, déçus que cela se soit fini aussi rapidement. Il ne restait plus que Satoshi, Hélios et moi à la fin.
Mon frère ne cessait de me demander si tout allait bien, même si je lui répétais que j’avais enduré bien pire. Il était bien la seule personne se faisant réellement du souci pour moi parmi tous les imbéciles ne pensant qu’à eux et à leur propre survie.
Hélios contemplait le bâtiment, perplexe par ce qu’il venait de voir. Pour quelqu’un de la ville, j’imagine que ce n’était pas courant de voir de telles choses.
-Je ne l’imaginais vraiment pas comme ça ; finit-il par dire.
-Vous savez, ici, personne n’est ce qu’il semble être, nous avons tous deux visages.
-Cela tombe bien, moi aussi ! S’exclama-t-il avant de se rendre compte que cela ne se disait pas en public et que Satoshi était à nouveau sur ses gardes. Oui, enfin, ne prenez pas cela au premier degré, je veux simplement dire que personne ne peut connaître quelqu’un d’autre puisque nous ne nous connaissons même pas nous-mêmes en général.
-Vous vouliez vraiment dire cela en trois mots ? Demandai-je naïvement.
-E…évidemment, pour qui me prends-tu. Enfin, si vous avez besoin de moi, je serai dans ma chambre. Je pense d’ailleurs partir demain, je ne veux pas rester avec un tel homme.
Lorsqu’il dit cela, mon cœur se serra. Au départ, je ne voulais qu’utiliser Hélios afin de me venger des exécuteurs et de mon gang, mais à présent qu’il m’avait sauvée deux fois de plus sans rien attendre en retour, je ressentais quelque chose d’autre pour lui. Je ne connaissais pas ce sentiment, mais mon cœur était lourd en pensant à son départ, en pensant au fait que je ne le reverrai plus jamais, en pensant que je n’avais rien pu faire pour le remercier. J’appris bien plus tard que ce sentiment était le regret, quelque chose qui nous était interdit si nous voulions survivre dans la rue.
Cette nuit là, il me fut impossible de trouver le sommeil. D’une part car mes blessures me faisaient souffrir atrocement –entre le combat contre Hélios et les coups du boss – mais également car une idée saugrenue m’était venue en tête et il m’était impossible de ne plus y penser. Cette idée aurait pu être un ticket de sortie pour moi, une façon de recommencer à zéro, effacer toutes ces années de souffrance, rayer de ma mémoire le boss et toutes ces histoires de gangs.
Plus j’y repensais, plus je me persuadais que c’était la meilleure solution et je fini par ne plus pouvoir la garder pour moi. Je me dirigeai vers la chambre de mon frère. Il devait être trois heures du matin et je compris qu’il ne fut pas très content d’être réveillé mais lorsque je lui annonçai mon plan, il fut tout de suite plus attentif.
-Attends, répète un peu ; dit-il déboussolé.
-Partons avec Hélios demain, fuyons cette vie misérable, j’en ai assez d’être maltraitée pour un rien, je veux vivre une vie normale et Hélios est la seule personne que nous connaissons capable de nous sortir de ce bourbier.
-Réfléchis bien Serena, car une fois partie, tu ne pourras plus revenir en arrière.
-C’est tout réfléchi, et qui aurait envie de revenir ici ? Nous n’avons déjà rien, comment pourrait-on devenir moins que rien ?
-Tu n’as pas tort, mais au moins, nous sommes protégés ici, nous avons de quoi manger, de quoi dormir, que trouveras-tu de l’autre côté ?
-Je ne sais pas, mais tout sera mieux que cette vie. Es-tu avec moi, ou bien vas-tu rester moisir ici ?
Il marqua un temps d’arrêt et regarda par la fenêtre. La nuit était bien sombre dans le quartier oublié, nous ne voyions que les lumières de la ville de satellite, loin, comme des mirages inatteignables. Mon frère plongea son regard noisette dans le mien. Il était toujours si sérieux et imperturbable, jamais je ne l’avais vu rire, ou du moins, je ne m’en avais pas le souvenir.
-C’est d’accord Serena ; déclara-t-il. J’ai fait le serment de te protéger et pour cela, je dois te suivre quoiqu’il arrive.
-Avec un peu de chance, tu n’en auras même plus besoin. Notre nouvelle vie sera formidable, tu verras ! Fini les angoisses, fini les bagarres de rue, nous vivrons la vie que nous aurions dû vivre il y a maintenant sept ans !
Un léger sourire fendit le visage de Satoshi pour la première fois depuis des années et je le lui rendis, heureuse à l’idée de laisser nos ennuis loin derrière nous pour découvrir de nouveaux horizons, partir vers l’inconnu, partir vers Néo Domino City.


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Ven 20 Mai - 17:29

je l'attendais celui la perso



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Ven 20 Mai - 17:51

Prévisible mais vraiment très sympa à lire <3
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 13:01

oui c'est prévisible, mais on est encore au début de l'arc serena donc c'est un peu lent, mais ca va s'accélérer au chapitre 4^^


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 13:30

Oui, je trouve qu'en général, les débuts d'arcs mettent souvent quelques chapitres à bien se mettre en place. Mais après, c'est un peu nécessaire pour que le lecteur accroche bien à l'histoire. C'est peut-être prévisible mais après, moi ça m'empêche de me paumer dans l'histoire

Vivement ce chapitre 4 ^^
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 15:05

il arrivera dans 2 semaines, patience avec la fin du chapitre 2 pour le moment :3

Je retournai dans ma chambre presque en courant et je sortis un vieux sac poussiéreux afin de réunir le peu d’effets personnels que j’avais. La photo de mes parents fut bien entendu du voyage, après tout, c’était en partie grâce à eux que j’avais décidé de partir ce jour-là. Je pris également quelques vieilleries comme un pull troué en cas de froid, un vieux chapeau mangé par les mites pour le soleil et un bracelet très cher à mes yeux. Je n’avais pas besoin du reste, j’avais déjà lu tous les livres qui se trouvaient là, les draps et couvertures auraient été trop encombrants, et puis, je n’avais pas grand chose d’autre qui fût vraiment à moi.
Je veillai jusqu’au lever de jour pour être sûre de ne pas manquer Hélios. J’étais également allée réveiller Satoshi aux aurores mais il semblait que lui non plus n’ait pas dormi de la nuit, puis nous attendîmes l’heure de vérité.
Hélios sortit de sa chambre vers huit heures du matin et nous nous précipitâmes sur lui. Encore à moitié endormi, il mit quelques secondes à comprendre notre demande puis ouvrit alors soudainement les yeux, effaré.
-Vous…vous voulez venir avec moi ? S’exclama-t-il.
-Moins fort, inutile d’alerter tout le monde ; répondis-je à voix basse. Mais oui, nous voulons vous suivre.
-Mais vous ne me connaissez à peine que depuis deux jours, c’est un peu tôt pour faire confiance à quelqu’un vous ne trouvez pas ? Et puis, je n’ai pas une vie facile, je voyage beaucoup et…
-Nous nous fichons de qui vous êtes et de où vous allez, ce qui importe, c’est que vous nous avez sauvé la vie deux fois hier et que nous n’avons rien pu faire pour vous rendre cela.
-Je ne suis pas d’accord avec tout ce que ma sœur dit, mais où qu’elle aille, j’irai, donc je la suis, même si je ne vous fais pas plus confiance qu’au boss ; dit mon frère en toute honnêteté.
-Et bien, je suis un peu à court d’arguments si vous vous fichez du danger ou de qui je suis réellement. Rien ne vous fera changer d’avis ?
Non répondîmes par un simple non de la tête et Hélios soupira.
-Dans quoi je m’embarque moi ; se lamenta-t-il. Vous savez, j’ai déjà du mal à me nourrir, donc…
-Nous avons l’habitude de sauter des repas ; dit Satoshi.
-Je loge souvent à la belle étoile également.
-Ca ne peut pas être pire qu’ici ; rétorquai-je.
-Un voyage n’est pas une partie de plaisir, il faut prévoir plein de choses comme…
-Dites-nous ce que vous voulez, nous ne changerons pas d’avis ! Répliquai-je. Tout ce que nous voulons, c’est partir avec vous.
-Tu es aussi têtue que Celestia toi ; ronchonna-t-il. Mais c’est d’accord, venez avec moi. De toute façon, je parie que vous me suivriez même si je vous disais non.
Nous acquiesçâmes et Hélios éclata de rire. Contrairement aux autres personnes que je connaissais jusque-là, le rire d’Hélios était sincère, pur, cristallin. Il ne se moquait pas du malheur des autres, ce n’était pas non plus un rire tyrannique montrant sa supériorité, non, ce n’était que de l’amusement devant notre réaction.
Il se mit alors à genoux et nous mit à chacun une main sur l’épaule, comme s’il parlait à de jeunes enfants.
-Bien, j’imagine que vous n’êtes jamais sortis d’ici, je me trompe ?
Non fîmes non de la tête et il sourit de plus belle.
-Et bien, dîtes-vous que je ne connais pas plus le monde que vous, et c’est pourquoi j’ai entamé ce voyage, donc il faudra nous entraider, compris ?
-L’entraide n’est pas vraiment un concept familier par ici ; dit mon frère. Mais nous ferons de notre mieux si cela nous permet de nous suivre.
-Ah et j’oubliais, il y a une chose que je ne supporte pas.
-Quoi donc ? Demandai-je angoissée.
-Les ronchons !
J’éclatai de rire à mon tour tandis que Satoshi grogna dans son coin. Je ne savais pas pourquoi, mais Hélios me faisait sincèrement rire, il était drôle et était certainement la seule personne que je connaissais qui avait un peu d’humour parmi cette bande de brutes sans cervelle composant le gang.
Au loin, j’entendis une porte s’ouvrir. Nos anciens camarades devaient certainement commencer à se réveiller.
Hélios se releva et nous fit signe de partir devant, quant à lui, il alla remercier le boss de son hospitalité. Nous l’attendîmes quelques instants. Il eut eu quelques rugissements, après tout, il laissait partir une mine d’or comme Hélios, mais il ne pouvait rien faire pour le retenir et il le savait.
Hélios nous rejoignit ensuite, toujours l’air amusé en regardant derrière lui.
-Bien, l’aventure commence maintenant, j’espère que vous êtes prêts ! Nous allons voir les merveilles que la nature a à nous offrir, des chefs d’œuvre de l’architecture humaine, des…
-Nous savons ce que nous allons faire ! Protesta Satoshi. On peut y aller maintenant ?
Devant l’expression consternée d’Hélios, je ne pus m’empêcher de rire à nouveau. Ce voyage s’annonçait décidemment très divertissant et certainement bien plus plaisant que cette vie misérable dans ce bidonville.
Nous marchâmes dans les rues du quartier oublié pendant une bonne demi-heure, il faut dire que notre repaire se trouvait en plein cœur, avant d’arriver enfin à la frontière du nouveau satellite. Lorsque je vis les magnifiques immeubles de verre et les rues entretenues remplies de passants, mon cœur s’accéléra soudain. Je me tournai vers mon frère, il ne semblait pas aller mieux que moi. C’était la première fois que nous mettions un pied en dehors du quartier oublié, nous n’avions qu’une vague idée de ce à quoi pouvait ressembler satellite, mais jamais nous n’aurions imaginé une telle chose.
Le futur côtoyait le passé ici, le neuf s’élevait au-dessus des ruines du Zero Reverse. Tout était si rutilant et si brillant, j’avais vraiment du mal à croire que Satellite ait un jour ressemblé au quartier oublié. Même le soleil brillait plus fort ici que dans nos ruines.
Mais voir cela ne fit qu’augmenter ma haine contre les gangs. C’était de leur faute si je n’avais pas pu voir cela plus tôt, si j’avais du vivre cette vie pendant sept longues années alors que la porte de sortie était si proche de nous…
Hélios nous poussa dans le dos, nous encourageant à sortir de la ruelle sale et délabrée dans laquelle nous nous trouvions. Mon premier pas sur le sol de satellite, le premier pas vers notre nouvelle vie…
Le sol était si lisse, pas une bosse, pas une fissure, le béton était juste parfaitement lisse, rien à voir avec les rues dévastées du quartier oublié.
Hélios inspira une bonne bouffée d’air. Sans savoir pourquoi, je fis comme lui et je fus stupéfaite. Nous avions beau être dans une grande ville, les senteurs de l’océan arrivaient jusqu’à nous. Je ne savais même pas comment j’arrivais à reconnaître ces odeurs inconnues jusqu’ici, mais c’était comme si je les avais toujours connues. Un mélange de sel, d’algues et de poissons parvenait jusqu’à mes narines. Ce n’était vraiment pas désagréable.
Je me tournais vers mon frère qui était visiblement bien plus attiré par les bâtiments, mais il n’avait jamais été très sensible aux odeurs de toute façon, et heureusement pour lui, cela lui avait évité de nombreux malaises…
-Voici Satellite, impressionnant n’est-ce pas ? Voyez l’architecture moderne qui s’élève jusqu’au ciel comme si elle voulait le toucher, admirez ces boutiques et ces cafés qui furent autrefois des repaires pour les malfrats ; dit alors Hélios comme un guide touristique. Tout cela est le fruit de la coopération des habitants et est né de l’espoir des hommes, d’ailleurs, j’ai quelque chose à vous montrer, suivez-moi.
Hélios nous emmena plus près de l’océan. Nous continuâmes à traverser de grandes avenues remplies de passants pressés mais surtout bien habillés. Je me sentis soudain vraiment comme une clocharde avec mes loques, et c’était certainement ce que pensaient toutes ces personnes en me voyant.
Bon, la vérité, c’était qu’Hélios attirait bien plus l’attention que nous avec son drôle de costume, si bien que personne ne prêtait attention à deux pauvres enfants ayant l’air de sortir de nulle part…Mais Hélios ne prêtait guère attention à tous ces regards, comme s’il était habitué et continuait sa route, imperturbablement, continuant à commenter tout ce qu’il voyait.
Enfin, nous fîmes face à une grande étendue d’eau semblant infinie. La terre s’arrêtait là pour faire place à la mer, bleue comme l’azur, brillante sous le soleil matinal. Je ne pouvais détacher mon regard de cette merveille. Je n’avais vu l’océan que dans des livres, sur de vieilles photos en noir et blanc, mais jamais je n’aurais imaginé un tel mélange de couleurs et de lumières.
Un grand pont reliait satellite à ce qui devait être Néo Domino City mais Hélios ne voulait pas nous montrer cela et désigna quelque chose à droite du pont.
Nous nous approchâmes et nous vîmes quelque chose d’étrange : une moitié de pont en bois. Il était très petit comparé à son voisin mais il semblait également bien plus vieux.
-En quoi ce truc est intéressant ? Demanda Satoshi à Hélios.
-Ce truc ? Un peu de respect je te prie. Il s’agit là du pont dédale. Il a été construit peu de temps après la séparation de Satellite et Domino city par un homme dont le nom est resté dans la légende, autant en bien qu’en mal.
-Rex Goodwin ? Proposai-je en me souvenant d’avoir lu quelque chose sur lui.
-Exact Serena. Goodwin fut le premier à avoir redonné de l’espoir aux habitants de Satellite en construisant ce pont, seul. Par la suite, c’est également lui qui a ordonné la construction de l’autre pont, achevant ainsi son travail et réparant les erreurs de son frère. Il est un modèle pour de nombreuses personnes encore aujourd’hui.
-Un peu comme vous ; dis-je alors.
-M…Moi ? Répéta-t-il surpris.
-Oui, vous nous avez donné un espoir en nous faisant sortir d’ici.
-Mais…mais non, vous vous méprenez, je n’ai rien d’un héros…je n’en ai plus la carrure depuis longtemps…
Son regard se posa tristement sur le sol lorsqu’il dit cela. Que lui arrivait-il ? Il était vrai que je ne connaissais presque rien de lui, mais ces deux jours passés en sa compagnie m’avaient appris de nombreuses choses, alors il pouvait dire ce qu’il voulait, avoir fait n’importe quoi, il restait un modèle pour moi, et certainement pour Satoshi également, même s’il ne l’aurait jamais avoué.
-Enfin, je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas pris de petit déjeuner et je commence à avoir un peu faim, pas vous ? Dit-il soudainement.
-Non merci, nous ne prenons qu’un seul repas par jour en général ; répondit mon frère.
-Allons, allons, des jeunes en pleine croissance doivent manger pour garder la forme !
Sans nous laisser le temps de répondre, il nous emmena dans un restaurant de luxe avec vue sur la mer. Le serveur eut l’air surpris en voyant deux gueux et un excentrique arriver dans son restaurant mais ne fit pas d’histoire et nous installa à une table à côté de la fenêtre. Nous avions une belle vue dégagée sur l’océan et sur la plage d’ici.
-Prenez ce que vous voulez, je vous l’offre ! Déclara Hélios en s’emparant du menu.
-Comme si nous avions les moyens de payer ; marmonna Satoshi.
Je pris le menu à mon tour et je fus effarée de voir tous les choix possibles. Il y avait vraiment de tout, même les exécuteurs n’avaient pas autant de choix dans leur garde-manger.
Le serveur revint, Hélios commanda quelques tranches de Bacon, des saucisses avec des œufs frais ainsi qu’une grande tasse de café. Satoshi se contenta d’une tartine de pain puisqu’il ne connaissait que ça. Quant à moi, je tentai les croissants qui avaient l’air bien appétissants sur la carte.
L’homme revint à peine cinq minutes plus tard avec notre commande qui me mit sérieusement l’eau à la bouche. Cependant…je ne savais vraiment pas comment manger ces croissants sans avoir l’air d’une sauvage et, imitant Hélios et ses saucisses, je me mis à les couper avec un couteau et une fourchette, mais son étrange expression lorsqu’il me vit faire cela me fit comprendre que ce n’était pas la bonne méthode.
-Euh…Serena, je peux savoir ce que tu fais ? Demanda-t-il amicalement.
-Ca ne se voit pas ? Je mange proprement…ou du moins, j’essaie ; me défendis-je tout en faisant tomber des miettes un peu partout.
-Tu sais que ça se mange avec les mains ? A moins que tu ne réussisses à planter ton couteau dedans et avoir quelque chose à la fin…
Je m’empourprai.
-Je…je le savais ! Protestai-je tout en empoignant le croissant à deux mains.
-C’est ce qu’on dit oui ; répondit Hélios, l’œil brillant.
J’engloutis mon croissant en deux ou trois bouchées puis je regrettai de ne pas en avoir profité comme le faisait Hélios et Satoshi, qui lui, semblait savourer toutes les miettes de sa tartine…
Le serveur amena l’addition, et je fus consternée de voir le prix, mais Hélios ne semblait même pas étonné. Il sortit simplement un énorme billet puis nous partîmes, le ventre plein pour la première fois depuis des lustres.
Notre prochaine destination était la ville de Néo Domino City. Nous traversâmes le grand pont reliant les deux parties de la ville. Je n’étais pas très à l’aise, perchée vingt mètres au-dessus du vide mais je pris mon courage à deux mains, après tout, traverser ce pont signifiait laisser définitivement derrière moi ma vie dans le quartier oublié.
-Si vous n’y voyez pas d’inconvénients, j’ai quelques affaires à régler à Néo Domino City, donc nous allons certainement passer la nuit ici.
-Pourquoi cela nous dérangerait-il ? Demandai-je.
-Je ne pas, on ne sait jamais, nous sommes encore très proches de satellite après tout ; répondit-il en haussant les épaules.
Cela me fit chaud au cœur de voir qu’Hélios se préoccupait de cela aussi. Je ne m’étais pas trompée sur son compte, il s’occupait vraiment du bien-être de tout le monde autour de lui, un peu comme un père l’aurait fait avec ses enfants…
La ville de Néo Domino City était assez peu différente du nouveau satellite. Il y avait ces mêmes gratte-ciels, les mêmes rues parfaitement lisses, les mêmes sortes de gens. Les deux parties de la ville étaient vraiment reliées à présent et le fossé qui les séparait semblait avoir disparu quand je regardais le nombre d’automobiles passant de l’une à l’autre sans arrêt.
Mais cette fois-ci, Hélios ne s’arrêta pas pour admirer la vue et se dirigea directement vers le centre-ville, plus précisément, en direction d’une immense tour surplombant la ville comme si elle la gardait.
Lorsque nous fûmes à son pied, elle me parut encore plus impressionnante, elle était si haute que j’en avais presque le vertige.
Hélios se dirigea directement vers les grandes portes qui étaient gardées par de nombreux policiers. Les forces de sécurité, me disais-je. Pourquoi Hélios venait-il dans un endroit pareil ?
Il put entrer sans difficulté mais il n’en fut pas de même pour nous. Deux gardes nous empoignèrent lorsque nous essayâmes de rentrer à sa suite.
-Où pensez-vous aller comme ça misérables ? Nous dit l’un des policiers sans une once de tact.
-Misérables ? Faites attentions à vos paroles ! Ripostai-je tout en sachant que c’était la vérité.
-Encore des voleurs de petite envergure ; soupira le policier. Des comme vous, on en a tous les jours, n’essayez pas de jouer au plus malins, vous le regretterez.
Je vis le regard de Satoshi s’illuminer de colère, cependant, Hélios revint sur ses pas en voyant que nous ne le suivions pas et fut interloqué de nous voir comme ça.
-Satoshi, Serena, qu’avez-vous fait ?
-Mais rien, on essayait juste de rentrer quand ces bull-dogs nous ont sauté dessus !
-Oh, je vois…Et bien, vous pouvez les lâchez messieurs, ils sont avec moi.
A contre-coeur, les policiers nous laissèrent partir mais je voyais dans leur regard qu’ils gardaient un œil sur nous.
-Au lieu de sauter sur tout ce qui bouge, vous auriez mieux fait de sauver nos parents ! Criai-je avant de rentrer à l’intérieur.
Hélios s’excusa longuement de ce malentendu et promis de faire quelque chose pour nous une fois cette affaire réglée, ce à quoi Satoshi répondit que nous étions habitués à être maltraités, ce qui sembla l’outrager encore plus.
Une escorte nous fut donnée et nous emmena au dernier étage du bâtiment, dans le bureau du directeur des forces de sécurité où elle se retira.
Il ne restait que nous, ainsi qu’un étrange homme avec une tête de clown au milieu, un autre avec une énorme balafre sous l’œil et une femme aux cheveux bleus.
-C’est lui ; dit l’homme à la balafre en désignant Hélios.
-Agent Trudge, Mina, directeur Lazard, bien le bonjour.
-Vous donc celui qu’on appelle Hélios ? Vous savez, j’ai eu tout un tas de problèmes à cause de vous l’année dernière ; dit le dénommé Lazard avec une voix assez aigue.
-Oui, oui, désolé ; s’excusa Hélios visiblement confus. Mais je suis là aujourd’hui pour me racheter.
-Oh, vous êtes donc allé dans le quartier oublié comme convenu ?
-C’est exact. Il n’y a pas de grande surprise, le territoire est contrôlé par un certain Ramon. La famine et la terreur y règnent, bref, comme avant somme toute.
-Je vois, merci pour ces informations, nos équipes pourront intervenir bien plus facilement à présent.
-Intervenir ? Demandai-je soudain en prenant part à la conversation.
Le directeur sembla enfin remarquer notre présence et fronça ses sourcils violets.
-A qui ai-je l’honneur ?
-Elle s’appelle Serena, et voici son frère Satoshi. Je les ai rencontrés tous les deux dans le quartier oublié.
L’œil de l’agent balafré nommé Trudge s’illumina et il chuchota quelque chose à l’oreille de la femme à côté de lui qui sourit.
-Serena, Satoshi, vous connaissez le quartier oublié comme votre poche n’est-ce pas ? Nous demanda la jeune femme.
-Euh…En effet, pourquoi ? Demanda mon frère méfiant.
-Est-ce que vous accepteriez dans ce cas de nous guider afin d’arrêter les criminels qui y sévissent ?
-Vous…guidez ? Vous voulez dire, retourner là-bas ?
Nous nous regardâmes avec Satoshi et voyant notre mal aise, Mina reprit gentiment :
-Vous n’êtes pas obligés, mais cela nous aiderait énormément, alors s’il vous plait, réfléchissez.
L’entretien se termina sur l’attaque future du quartier par les forces de sécurité. Apparemment, les exécuteurs commençaient à étendre leur influence sur Satellite, ce qui ne plaisait pas du tout aux forces de police en place. Hélios s’était proposé pour aller jeter un œil, c’est pourquoi nous l’avions rencontré cette nuit-là.
Cependant, je me fichai bien de savoir que tous ces idiots allaient être délogés. Ce qui me préoccupait l’esprit, c’était la demande de Mina. A peine sortie de la misère qu’on me demandait déjà d’y retourner. D’un côté, je mourrai d’envie d’accomplir enfin ma vengeance, mais d’un autre, retourner là-bas était chose impossible à présent, j’avais une nouvelle vie avec Hélios et Satoshi, ou du moins l’espoir d’une nouvelle vie. Retourner là-bas aurait signifié mettre fin à ces rêves…
-Ne t’en fais pas ; me dit alors Hélios une fois sortis du bâtiment. Vous n’êtes pas obligés d’y retourner, les services de police se débrouilleront très bien, j’en suis persuadé.
Il disait cela avec une telle conviction que j’avais peine à ne pas le croire, mais la possibilité de retourner dans le quartier oublié continuait à hanter mon esprit.
Voyant mon mal aise, Hélios proposa quelque chose d’étrange.
-Et si nous allions faire les boutiques ?
-Pardon ?
Nous avions dit cette phrase en même temps et cela fit encore rire Hélios de nous voir synchros à ce point.
-Juste histoire de nous changer les idées, je suis sûr que ça nous fera du bien à tous !
Sans nous laisser le temps de discuter ou de protester, il entra dans le grand magasin qui se tenait en face du quartier général des forces de l’ordre et nous n’eûmes d’autres choix que de le suivre à l’intérieur.
En entrant, je crus passer dans un autre monde. Un vaste espace s’étendait devant moi, lumineux, brillant, rempli de monde. Il y avait tout autour de nous diverses boutiques allant de l’alimentaire jusqu’aux jeux vidéos, tout en passant par des vêtements, de l’électronique et d’autres choses que je ne connaissais pas. Des escaliers roulants permettaient de passer au deuxième étage, lui aussi rempli de boutiques en tout genre.
Je me mis à courir partout comme une petite fille. Je n’avais jamais connu d’endroit comme celui-ci, il n’y avait pas de magasins dans le quartier oublié, excepté la décharge publique.
Nous avions certainement l’air étranges tous les trois dans ce grand magasin, mais peut m’importait désormais puisque tout cela était sur le point de changer.
Nous entrâmes en premier lieu dans une boutique de vêtements car il était urgent que je me débarrasse de ces vieilles affaires qui faisaient vraiment malpropre à Néo Domino City. Mais il y avait tellement de choix, des robes à paillettes comme les princesses de contes de fée, des tenues de punk, de rocker et d’hippies, des maillots de bain en tout genre, je ne savais plus où donner de la tête.
Après avoir essayé la moitié du magasin et essuyé les critiques de mon frère, mon choix se porta finalement sur quelque chose d’assez simple et similaire à ce que j’avais déjà sur moi : un simple tee-shirt bleu et blanc, un pull rouge et un jean noir. J’en profitai cependant pour prendre également quelques bracelets, de nouvelles chaussures et d’autres vêtements de rechange, notamment des chemises, des jupes et une robe. On ne savait jamais…
Malgré le prix astronomique, Hélios ne dit rien et sortit simplement un autre énorme billet de son portefeuille. Il était milliardaire ou quoi ?
Lorsque ce fut au tour de mon frère, ce dernier rechigna un peu à acheter de nouveaux vêtements, disant que les siens lui allaient très bien. Finalement, il fit comme moi et acheta la même chose en neuf.
En sortant de la boutique, personne n’aurait pu dire que nous venions du quartier oublié. Nous ressemblions à tout le monde à présent…Enfin, à un détail près.
Ce fut au tour d’Hélios de changer sa garde-robe. Il fut certainement le plus obstiné, on aurait vraiment dit un enfant de six ans refusant d’aller à l’école.
-Vous n’allez pas vous balader en armure toute votre vie quand même ?
-Et pourquoi pas ? Je l’aime cette armure moi !
-Oui, mais avec vous, on ne peut pas passer inaperçu dans une foule, ce qui est quand même assez gênant ! Répliqua Satoshi.
Il continua à grogner une bonne dizaine de minutes avant de céder.
-Vous êtes bien trop têtus pour moi tous les deux ; soupira-t-il.
Nous entrâmes dans un nouveau magasin vendant d’élégants costumes pour homme. Nous prîmes celui qui semblait le plus normal : une chemise blanche, une veste noire et un pantalon noir, l’habit de monsieur tout le monde.
Lorsqu’Hélios sortit de la boutique, il était un autre homme. Fini l’excentrique en armure, il était à présent un honorable employé avec une coiffure étrange…
-Si je me fais tuer, ça sera de votre faute ; ronchonna-t-il tout en nous suivant.
Nous passâmes le reste de la matinée à faire les boutiques, rassemblant tout ce dont nous pourrions avoir besoin, et tout ce dont nous n’avions pas besoin également. Je ne pensais plus à rien, excepté au prochain magasin que nous allions visiter. Même le quartier oublié semblait un lointain souvenir se perdant dans la brume. J’avais certes le comportement d’une gamine à ce moment-là, mais je rattrapais tout le temps volé par le boss et son gang.
Les courses nous occupèrent jusqu’à trois heures de l’après-midi puis nous déjeunâmes dans un restaurant, de luxe encore une fois, où les serveurs nous traitaient comme n’importe qui. Ils ne nous regardaient plus avec cet œil méfiant avec lequel les gens nous observaient comme si nous étions des bêtes étranges sorties d’un autre monde. Nous avions simplement l’air de deux jeunes adolescents passant du temps avec quelqu’un qui aurait pu être leur père ou leur oncle, mais certainement pas de deux gueux accompagné d’un type tout droit venu du moyen âge.
Encore une fois, je fus surprise par la qualité de la nourriture et par son abondance. Rien que le fait de pouvoir choisir ce que l’on voulait m’étonnait. Dans le quartier oublié, nous nous contentions de ce que nous trouvions, que nous aimions ou non. Une fois de plus, je vis le fossé séparant les deux mondes pourtant si proches l’un de l’autre…
Nous passâmes ensuite le reste de l’après-midi à déambuler dans la ville comme de simples touristes, visitant les mêmes lieux qu’eux, achetant les mêmes souvenirs qu’eux, étant aussi insouciants qu’eux.
Le soir venu, Hélios nous proposa de rester dormir à l’hôtel et même de choisir celui que nous voulions. Lorsque je lui montrai celui du nom de « L’impérial », un cinq étoiles, il tiqua tout de même mais accéda à notre requête. Mon frère ne dit rien et se contenta de nous suivre.
C’était un grand bâtiment ayant l’air assez ancien, avec des colonnes de marbre blanc, une façade comme sur les temples grecs, sculptée et embellie par des plantes grimpantes en fleurs, même si l’on voyait clairement qu’il s’agissait d’une réplique moderne.
Pour y accéder, nous devions traverser un vaste parc à la française où de nombreuses personnes flânaient encore avant le diner. L’entrée était gardée par deux hommes en costume blanc qui nous ouvrirent la porte lorsque nous nous approchâmes. Tout cela m’intimidait un peu à vrai dire, je n’avais pas l’habitude d’autant de luxe et de décorations, mais l’extérieur n’était rien comparé à l’intérieur du palace.
Le hall était une immense salle circulaire avec un parquet verni reflétant le plafond, peint et représentant des scènes de banquet avec des anges, des dieux et des hommes. Je n’étais vraiment pas à l’aise, tout avait l’air si fragile tout en étant si beau, j’avais vraiment peur que le moindre de mes pas n’abime le magnifique sol. Satoshi ne semblait pas très sensible à tout ce luxe, il regardait simplement les gens qui se trouvaient là avec un peu de mépris. Il devait certainement penser qu’ils étaient privilégiés, qu’ils avaient toujours tout eu dans leur vie, contrairement à nous et cela devait le dégouter. Je comprenais très bien ce sentiment, j’aurais certainement ressenti la même chose si je n’avais pas essayé de me détacher de mon ancienne vie, ce que lui, semblait avoir du mal à faire…
Hélios prit deux chambres auprès de la réceptionniste pour une durée indéterminée. Après tout, il avait encore beaucoup de travail à faire pour les forces de sécurité.
Cependant, la dame de l’accueil posa une question étrange.
-Hélios…j’ai déjà entendu ce nom l’année dernière ; dit-elle comme perdue dans ses pensées.
-Oh, certainement madame, je suis quelqu’un d’assez connu ; répondit-il avec un grand sourire. Mais si je suis ici aujourd’hui, c’est pour un travail spécial avec les forces de l’ordre.
Il avait murmuré cette dernière phrase comme si le dire à voix haute pouvait compromettre sa couverture, s’il en avait eu une…
Pendant que la réceptionniste était perdue dans ses pensées, Hélios en profita pour s’éclipser discrètement vers les chambres et nous le suivîmes. Cependant, les paroles de cette femme avaient piqué ma curiosité. Qui était-il vraiment ?


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 15:35

trop banal le coup du millardaire infini



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 15:45

C'est limite un roman social et tu présentes ça de façon à ce que chaque lecteur essaye de se placer à la place du personnage. Voilà pourquoi j'adore cette fic, pour les expériences que tu fais vivre à chaque personnage. Déjà qu'avec Nagisa, c'était magnifaïque mais là, chaque extrait sur Serena et Satoshi est excellent [Nagisa restera toujours the best pour moi <3].
Je suis devenu fan de tes descriptions. Le concept de "l'atelier découverte" d'un nouveau quartier est vraiment bien fait et les caractères de chaque personnage sont excellents. Je pourrais passer un bout de temps à faire un review positive sur ta fic mais je n'en ai pas le temps. ^^
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 16:56

sinon sa me rappelle un tantinet les romans d'emile zola tes description



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 22 Mai - 16:58

Moi j'aurais dit du Dickens avec les différences de catégories sociales
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   

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