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 [Fic] L'ascension des démons

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mentali71

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MessageSujet: [Fic] L'ascension des démons   Dim 6 Mar - 18:51

sinon petite commande j'ai besoin d'un coup de main pour mon prelude au tournoi de ma fic



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 6 Mar - 19:26

MAGNIFIQUE ALLUSION A LA PONCTUALITÉ DES TRAINS DE LA SNCF !!!!!
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 7 Mar - 19:56

ah pour écrire j'ai plus beaucoup de temps en dehors de ma fic mentali mais si c'est pas trop long, je peux essayer^^
et oui, je voulais montrer qu'en 2041, la SNCF serait toujours aussi ponctuelle qu'aujourd'hui, c'est fou hein comme les choses ne changent pas o:


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 7 Mar - 20:19

je te laisse le temps pour ta fic je me debrouillerais



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mar 8 Mar - 19:40

C'est beau, un changement aussi important à la SNCF
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 13 Mar - 19:01

Lorsque je sortis de la gare, il n’était pas encore vingt-heures et le soleil n’était pas totalement couché en cette fin de mois de novembre. Je longeai les côtes, les derniers rayons éclairant une mer de feu. Je m’arrêtai quelques instants sur la plage pour contempler cette grande étendue d’eau.
Depuis toute petite, j’aimais rester tard le soir sur cette plage pour regarder avec mon père et ma mère le soleil sombrer dans l’océan et cela faisait un petit bout de temps déjà que je n’étais pas venue ici. Voir ce paysage, écouter le son des vagues s’échouant sur le sable fin, sentir le vent frais sur ma peau, tout cela me rendait nostalgique.
Je me posai alors cette question : tentais-je de rendre le sourire à mon père pour qu’il soit heureux à nouveau, ou bien alors faisais-je cela pour être heureuse ?
Certainement un peu des deux, même si à l’époque je n’avais aucune réponse à ma question.
Je franchis la porte du manoir vers vingt heures et je fus agréablement surprise en sentant une bonne odeur de cuisine émaner de la salle à manger. Je pensai tout d’abord que ce n’était que tante Nagisa qui s’occupait de mon père comme je lui avais demandé, mais la personne se trouvant derrière les fourneaux était quelqu’un d’autre : une femme aux cheveux courts et aussi noirs que les miens. Lorsqu’elle se retourna, je reconnus immédiatement son visage rond et sans ride, ce nez fin et ces grands yeux ébène.
-Tante Marie ; m’exclamai-je, heureuse et surprise en même temps.
-Ah Iori, te voilà, tu arrives pile à l’heure pour le dîner, c’est parfait !
Je penchai la tête sur le côté, surprise autant par sa réaction que par le fait qu’elle soit chez moi. En me voyant faire cette tête, elle éclata de rire et posa un plat sur la table.
-Ne fais pas cette tête Iori, je suis simplement de passage et j’en ai profité pour aider un peu ton bon à rien de père ; me répondit-elle toujours en souriant.
Au même moment, mon père entra dans la salle à manger, intrigué par tout ce vacarme et fit un bond de trois mètres en arrière lorsqu’il vit sa sœur avec moi.
-Qu’est-ce que…Tenta-t-il de dire avant de se faire interrompre.
-Et bien, tu m’as l’air en meilleure forme que la dernière fois qu’on s’est vu, je constate que Iori a fait du bon travail avec toi !
-Quand…es-tu entrée ? Et surtout, qu’est-ce que tu fabriques ici ? Et Iori est de retour ? Depuis quand ?
-Tss, tss, trop de question en une fois, ça me donne mal à la tête ; râla ma tante en s’asseyant et commençant à se servir de pâtes qu’elle avait déposées sur la table.
Je regardai mon père dans les yeux, aussi déconcertée que lui mais ma tante faisait comme si de rien n’était et continuait à se servir en viande, prit un peu de vin rouge et entama son assiette.
-Si vous ne venez pas, il n’y aura plus rien pour vous ; déclara cette dernière en avalant un morceau de steak.
-Tu n’as pas répondu à mes questions je te signale !
-Oh, je suis chez moi aussi ici, je peux bien passer quand bon me semble non ? Quant à la raison de ma présence, disons que j’avais des choses à faire ici, je vais rester une bonne semaine, voire deux si je me plais bien. Et oui, ta fille est rentrée à l’instant.
-Deux…Deux semaines ? Tu n’as donc rien de mieux à faire ? S’exclama mon père qui visiblement ne voulait pas que quelqu’un vienne déranger sa tranquillité.
-Pas vraiment, je suis en vacances et Satoshi est allé voir sa sœur, donc je suis libre pour la semaine !
Mon père soupira et vint s’asseoir à son tour, visiblement résigné et je fis de même. Pour la première fois depuis quatre ans, nous étions plus que deux à table et mon père parla d’autre chose que de la pluie et du beau temps avec ma tante et moi. J’avais vraiment l’impression de revoir le père que j’avais toujours connu lorsqu’il était aux côtés de ma tante. Tous les deux se chamaillaient autant que ma mère et lui sans pour autant être vraiment sérieux dans leurs disputes.
Une fois le diner terminé, je sortis de table plus tard que je ne l’avais prévu mais j’étais heureuse. Plus les jours avançaient, plus les blessures du cœur de mon père semblaient se panser. Lentement mais sûrement, la cicatrice laissée par la mort de ma mère se refermait.
Plus tard dans la nuit, alors que je séchais totalement sur un exercice de maths, je ressortis l’étrange carte de Shadow. En avais-je vraiment besoin ? Mon père guérissait de lui-même, je n’avais plus aucune raison de chercher à faire la même chose que cette Laura.
Cependant, je rangeai la carte dans un de mes tiroirs dans le doute. Je n’étais pas encore totalement convaincue de ce que j’avançais, même si je le souhaitais du plus profond de mon cœur.
Je m’endormis finalement vers minuit sans avoir terminé tous mes devoirs, mais ils étaient moins importants que mon père, donc cela ne me dérangeait pas d’avoir passé du temps avec ma tante et mon père si cela l’aidait.
La semaine passa tranquillement. Avec l’aide de Tante Marie à la maison, je pouvais prendre un peu de temps pour moi-même. Je n’avais plus besoin de resserrer mon emploi du temps pour m’occuper de mon père, je n’avais pas non plus besoin d’être tout le temps présente à la maison et j’en profitai donc pour rendre visite à Nagisa, trainer dans la salle de club ou tout simplement flâner en ville après les cours, même s’il faisait vraiment froid dehors…
Puis, un jour, alors que je relisais le journal de Laura comme j’avais pris l’habitude de le faire pour me détendre après les cours, un élément me frappa plus qu’à l’ordinaire. Plusieurs fois était mentionnée une falaise très importante à ses yeux. Comme il n’y en avait qu’une en ville, je devinais facilement qu’il s’agissait de la même falaise que je voyais depuis la plage.
N’ayant pas grand-chose d’autre à faire grâce à Marie, je décidai d’aller jeter un œil. Je passai souvent devant, je la voyais, mais je ne m’y étais jamais rendue.
Je marchai dix minutes avant d’arriver à un petit sentier non goudronné que j’empruntai. Sous mes pas, j’entendais le bruit des branches se briser et le craquement des feuilles mortes, comme si peu de monde passait par ici.
Après avoir grimpé sur quinze bons mètres, j’émergeai finalement des broussailles sur une large pierre nue et ce que je vis me laissa bouche bée.
Devant moi – ou plutôt sous mes pieds – la mer rougeoyante au soleil couchant s’étendait à perte de vue. L’astre du jour semblait plonger directement dans la vaste étendue d’eau, comme avalé par cette dernière. Au loin sur ma gauche, je discernai la plage et le quartier dans lequel vivait Nagisa. D’ici, il ressemblait à une ville miniature dans un musée.
Je fermai les yeux, éblouie par tant ce spectacle mais étrangement, je n’entendis pas ce vrombissement perpétuel de la ville. Non, les seuls bruits parvenant à mes oreilles étaient le sifflement du vent et le fracas des vagues en contrebas contre la falaise.
J’inspirai un grand coup et je sentis cette odeur caractéristique de la mer, odeur mêlant sel, algue et poisson, et elle était forte, bien plus que sur la plage.
Je comprenais maintenant pourquoi Laura et mon père aimaient tant cet endroit. Il était comme irréel, hors du temps, presque féérique. En me tenant debout sur cette falaise, j’avais l’impression d’être dans un autre monde, loin des tumultes du monde réel, seule et apaisée.
Je trouvai d’ailleurs cela étrange que personne ne se soit emparé de cet endroit pour le tourisme et qu’aussi peu de monde connaisse l’existence même de ce lieu, alors qu’il était visible à des kilomètres à la ronde.
Après être restée cinq minutes debout et figée, je décidai de rentrer, non pas à cause de l’heure, mais à cause du froid mordant. J’aimais certes le paysage et les odeurs, mais j’appréciais moins la froideur du vent.
Une fois de plus, tante Marie nous avait préparé un bon repas et nous passâmes une autre soirée agréable en sa compagnie. Cependant, un appel soudain me ramena à la réalité.
-Zut, je crois que je vais devoir écouter mes vacances, Satoshi vient d’appeler et ça râle bien au boulot ; pesta ma tante, visiblement très mécontente. J’avais prévu de rester encore une semaine, mais je vais devoir partir dans deux jours. Je passe encore la journée de demain avec vous, et ensuite, retour au travail…Franchement, ils ont intérêt à doubler ma paie et que ça soit vraiment important…
Une expression que je ne saurais décrire passa sur le visage de mon père lorsqu’elle dit cela, entre de la tristesse, de la fatigue et…de la détresse ?
Mon père ne voulait pas que sa sœur s’en aille, et moi non plus d’ailleurs. Grace à elle, j’avais enfin l’impression de retrouver une vie stable…Mais je n’avais pas le choix, je savais que ces jours ne dureraient pas éternellement, mais j’espérais que mon père ait suffisamment récupéré pour se passer d’elle…Je me trompai à en juger par son expression.
Il se leva de table et retourna dans sa chambre pour ne plus en sortir de la soirée, visiblement abattu par cette nouvelle soudaine. Ma tante semblait également très embêtée mais ne pouvait certainement rien faire cette fois-ci.
Le lendemain soir, alors que ma tante Marie faisait ses valises, je ressortis la carte magnétique de Shadow. Finalement, j’allais en avoir besoin. Puisque ma tante et moi étions impuissantes à le guérir, mon dernier espoir était cette Laura, donc de voir Shadow une nouvelle fois. Mais je ne pouvais pas m’absenter tous les week-ends non plus et laisser mon père seul, cela aggraverait certainement plus son état qu’autre chose…
J’avais besoin d’air pour m’éclaircir les idées. Je sortis en ville et machinalement, je me dirigeai vers la falaise. Je sentais que si je voulais des réponses, je ne pourrais les trouver que là-bas, là où mon père et Laura s’étaient rencontrés plus de trente ans auparavant.
Au sommet du rocher surplombant la mer, le vent soufflait plus fort qu’en journée et me glaçait les os. Je ne voyais rien excepté la nuit et les étoiles se reflétant dans l’eau noire de la mer calme. Mais tout cela m’importait peu, j’avais simplement besoin de calme et de faire le tri dans ma tête.
Malheureusement, je ne réussis pas à me concentrer. J’essayai constamment de m’imaginer comment mon père et Laura s’étaient connus sur cette falaise, ce qu’ils faisaient, pourquoi ils s’entendaient si bien, ce que Laura aurait fait à ma place, si bien que je me contentai d’observer le ciel étoilé.
-La falaise, que de souvenirs ; dit une voix dans mon dos.
Je sursautai et je me retournai avant de constater qu’il ne s’agissait que de Marie.
-Je n’imaginais pas que toi aussi tu aimais cet endroit pour réfléchir Iori. Ça doit être de famille ; continua-t-elle en venant s’asseoir à côté de moi, laissant pendre ses jambes au-dessus du vide et se mettant également à contempler les étoiles.
-Est-ce que tu penses qu’elle est là-haut ? Qu’elle nous observe et veille sur nous comme elle l’a toujours fait ?
-Elle ? Tu parles de ma mère ?
-Oh non, elle, je sais pertinemment qu’elle le fait, elle me l’a promis. Non, je parle de Laura. C’est à elle que tu pensais également, n’est-ce pas ?
J’écarquillai les yeux mais ma tante se contenta de rire légèrement devant ma réaction.
-Ne me demande pas comment je le sais, ça serait trop compliqué à expliquer.
Marie soupira et baissa le regard vers la mer d’encre en dessous de nous.
-Nous nous étions pourtant mis d’accord pour te cacher son existence, mais c’était inutile apparemment.
-Nous ? Tu veux dire que c’était intentionnel ?
-Oui, avec ta mère, Nagisa, Alan, Miyako, Angela et Drago, nous nous étions promis de repartir à zéro après la mort de Laura. Non pas pour oublier, mais parce que c’est ce qu’elle désirait. Si nous nous étions morfondus comme ton père l’a fait, alors sa mort aurait vraiment été vaine.
-Je ne comprends pas, pourquoi vaine ?
-Ce que Laura souhait, c’était certes un monde en paix, mais avant tout un monde dans lequel nous serions heureux, même si cela devait passer par sa mort. Mais ne crois pas que nous l’avons oubliée, loin de là. C’est justement parce que nous avons tourné la page qu’elle continue à vivre parmi nous. Tant que nous serons heureux, son dernier vœu vivra à travers nous tous.
-Mais, et moi dans ce cas ? Pourquoi ne pas m’avoir parlé de son existence ?
-A quoi cela t’aurait-il servi ? Savoir que la meilleure amie de ton père est morte ne t’aurait certainement apporté que de la tristesse, ce dont tu n’avais pas besoin. Même si, je pense que nous avons fait une erreur à présent, une telle vérité ne peut pas rester enfouie éternellement. Plus le temps passait et plus cette information devenait dangereuse pour toi qui grandissait tranquillement, sans les soucis et les tracas de la vie…
Etrangement, je comprenais ma tante. J’avais beau ne pas aimer avoir été dupée, mais son raisonnement me paraissait logique. Si ma mère n’était pas morte, jamais je ne me serais intéressée à cette Laura. Elle n’aurait été pour moi qu’une amie de mon père et j’aurais simplement accepté le fait de sa mort sans chercher à savoir pourquoi.
-Mais, maintenant que je connais son existence, tu ne vas pas m’en dire plus sur elle pour autant, je me trompe ?
-Même si je le voulais, je ne pourrais pas. Il n’y a que ton père qui fût assez proche d’elle pour te dire qui elle était réellement ; me répondit ma tante avec un léger sourire.
Un court silence suivit sa déclaration. Je ne trouvais rien à répondre à cela et elle n’avait visiblement rien de plus à ajouter si bien que je me remis à contempler la mer.
-En attendant, je vais rentrer, une longue journée m’attend demain, évite de trainer trop toi aussi ; déclara-t-elle soudainement.
Ma tante se leva mais je ne bougeai pas de ma place et je continuai à fixer la vaste étendue d’eau, perdue dans mes pensées. Mais alors que je pensais que Marie était partie, j’entendis sa voix dans mon dos.
-Au fait Iori, même si un jour, l’ombre plane au-dessus de ta tête, n’écoute que ce que ton cœur te dit, seul lui connait la vérité. Si tu dois agir et que tu penses qu’il le faut, alors n’hésite pas et fonce.
Je me retournai immédiatement mais ma tante avait déjà disparu dans les ténèbres de la nuit. Cependant, ces quelques mots avaient suffi à faire battre mon cœur à tout rompre. Pour une raison que j’ignorais, Marie connaissait mes plans et il s’agissait clairement d’une mise en garde…mais contre quoi ? Je n’avais à ce moment-là aucune réponse…


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 13 Mar - 20:58

sa y est je sens que je vais bientot pleurer



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 13 Mar - 21:11

ah oui? x) pourtant je pensais pas avoir mis tant d'émotions dans ce chapitre là, tout ce que je voulais c'était placer le décor pour le moment, parce qu'on n'est toujours pas rentré dans le coeur de l'histoire au passage x)


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 13 Mar - 21:15

Non là, c'est sûr, je ne vois rien qui me ferait pleurer. Bon, je serais admiratif devant la falaise moi aussi (rien que de lire, je me représente la scène)
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 13 Mar - 21:19

nan mais je parlais de la description de la falaise et de darksky qui remontait la pente



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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 14 Mar - 0:04

ah cette falaise, est-ce que j'aurais réussi à vous l'imprimer définitivement dans la tête? *_* parce que le but c'est quand même d'en faire un endroit qui vous parle et pas simplement un lieu comme un autre, mais vraiment un symbole pour la fic^^


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mar 15 Mar - 13:05

C'est le cas, je l'ai en tête
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 17:58

Iori, La décision du destin


Un mois s’était écoulé depuis la visite de ma tante et l’état de mon père semblait s’être stabilisé. Il n’était pas encore la personne que j’avais connue, mais ce n’était plus ce dépressif ne se levant que pour les besoins élémentaires du quotidien. J’aurais pu arrêter mon travail ici et me contenter de ce que j’avais, mais ce n’était pas ce que je voulais. Je n’avais qu’un seul objectif, rendre le sourire à mon père, et je m’étais promis – et je l’avais promis à Marie – de tout faire pour y parvenir.
De plus, Noel approchait à grands pas, quatre jours exactement. Les quatre années précédentes, nous nous étions contentés de le fêter dans notre coin, mon père et moi, mais cette année, j’avais décidé de prendre les choses en main.
Comme chaque année, Angéla nous avait envoyé une invitation pour passer le réveillon avec elle et sa famille, mais d’habitude, mon père se contentait de jeter la lettre à la poubelle sans même la lire. Pour une fois, j’avais réussi à la prendre avant lui et j’avais pu répondre oui à l’invitation à sa place. Evidemment, il se contenta d’hausser les épaules lorsque je lui annonçai la nouvelle. Mais ce simple geste, aussi anodin fût-il, me redonna de l’espoir. Auparavant, jamais il n’aurait accepté de sortir de chez nous, jusqu’à la capitale qui plus est.
Nagisa nous accompagnait également et Miyako était de la partie elle aussi, de même que ma tante. Il y avait même des personnes que je n’avais pas revues depuis une éternité, comme Alan, Serena, Satoshi et bien d’autres.
Hélio, quant à lui, semblait ravi de me revoir jusqu’au moment où je lui rappelai qu’il m’en devait une. Mais j’étais heureuse de le revoir aussi. C’était certainement mon seul ami à ne pas m’avoir abandonnée après la mort de ma mère et que moi je n’avais pas abandonné non plus.
Le jour J arriva enfin et pour la première fois depuis longtemps, mon père ferma la porte à clef derrière lui, signe qu’il sortait plus loin que le fond du jardin. Nagisa nous rejoignit rapidement et nous fîmes le trajet jusqu’à la gare en sa compagnie.
Cette dernière et mon père parlaient de tout et de rien, comme les vieux amis qu’ils étaient. Et même si je me sentais un peu mise à l’écart, j’étais contente de les voir parler ainsi normalement donc je ne me plaignais pas.
Nous arrivâmes chez Angéla dans l’après-midi, vers trois heures. Cette dernière nous accueillit à bras ouverts, surtout mon père à qui elle donna une si grande tape dans le dos qu’il se mit à tousser.
Drago le salua plus conventionnellement avec une simple poignée de main et un sourire chaleureux. Quant à Hélio…
-Eh Iori ! Ça va depuis la dernière fois ? S’écria-t-il en me voyant et en me donnant une énorme claque dans le dos.
-Ça allait…bien…avant que tu ne me salues ; lui répondis-je en toussotant. C’est de famille chez vous de blesser vos invités dès leur arrivée ?
-Oh, désolé, je ne voulais pas…
J’éclatai de rire. Il était tellement naïf et attentionné qu’il s’affolait pour un rien. Mais c’est ce qui faisait son charme aussi je pense.
Après les retrouvailles, j’allai déposer mes affaires dans la même chambre que la dernière fois puis mon père, Nagisa et moi descendîmes dans le salon pour aider à préparer la fête…du moins, c’était notre intention à Nagisa et moi, mon père semblait plus trainé de force par Angéla qu’autre chose…
Au même moment, alors que nous nous apprêtions à nous mettre au travail, des bruits de klaxon nous parvinrent de la cour et, en passant la tête par la fenêtre, je vis la présidente Hikari sortir d’une voiture discrète aux vitres teintées qu’elle conduisait elle-même. Il y avait également une autre personne arrivant au même moment, que je reconnus car je l’avais déjà vu à la télévision, un certain Yami Hiroki, candidat à la présidentielle et accessoirement, finaliste contre Miyako…
Il était assez grand, légèrement plus que la présidente, aux yeux et aux cheveux noirs et à la barbe bien taillée sur ses joues et son menton. Sa carrure le rapprochait plus d’un boxeur que d’un homme politique et dans ses yeux brillait une certaine assurance. Mais lorsqu’il vit la présidente Hikari, il fit une grimace.
-Encore toi Miyako ? Mais ce n’est pas vrai, tu me suis, j’en suis sûr ! S’exclama le grand homme à la carrure imposante.
-Oh, Hiroki, tu es invité toi aussi ? Si j’avais su, je ne serais même pas venue ; soupira-t-elle. Mais puisque je suis là, je ne vais quand même pas repartir.
Je crus que son adversaire politique allait exploser mais Angéla arriva à temps pour les accueillir et pour calmer le jeu. Finalement, après quelques minutes, ils acceptèrent de se séparer et rentrèrent chacun de leur côté.
-Ce deux-là ne s’aiment pas vraiment, je ne sais pas à quoi pensait ma mère en les invitant ensemble ; me confia Hélio.
-Ça devait l’amuser j’imagine, ou alors elle voulait jouer les réconciliateurs entre eux qui sait ; hasardai-je en haussant les épaules.
Plus tard, Tante Marie et Satoshi arrivèrent en compagnie de Serena, la sœur jumelle de Satoshi, qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eaux. Seuls ses cheveux étaient bien plus longs que ceux de son frère. Puis ce fut au tour d’Ambre et Maya, les deux femmes que j’avais entrevues avant mon départ et vint ensuite June, une grande femme blonde aux yeux bleus et à la coiffure extrêmement soignée, une autre amie d’Angéla et accessoirement, la directrice d’Hélio. C’est pourquoi ce dernier se cacha soigneusement lorsqu’elle arriva.
Cependant, son nom ne m’était pas inconnu. Avant de se lancer dans l’enseignement, elle était une duelliste reconnue dans le monde professionnel. J’avais d’ailleurs souvent vu son visage en tête d’affiche et il ne me fut pas difficile de la reconnaitre au premier coup d’œil.
Vers sept heures, tous les invités étaient arrivés et nous avions fini toutes les préparations. Mais, ce n’était pas tous les jours que la présidente était invitée à diner, c’est pourquoi Angéla insista pour que Miyako fasse un discours, et elle fut suivie par tous les autres.
-Aller Présidentes, faites-nous un discours ; la piqua Hiroki.
-Un jour, j’instaurerai une loi qui obligera les gens à laisser les autres tranquilles, au moins je suis sûre d’avoir des partisans…
Miyako prit place au milieu de la pièce et s’éclaircit la gorge avant d’entamer son discours.
-Mes chers concitoyens, c’est avec un immense honneur, et également avec un immense plaisir que je m’adresse à vous ce soir et…
-Aller, la suite, la suite ! S’exclama Hiroki qui avait l’air de convoiter un superbe gâteau se trouvant devant lui.
-Il faudrait savoir ce que vous voulez ; râla-t-elle à voix basse, mais suffisamment fort pour que tout le monde l’entende.
Les invités éclatèrent de rire, surtout Nagisa qui visiblement était prise d’une crise inarrêtable, à tel point que Miyako commença à s’inquiéter pour elle.
-Je disais donc avant de me faire interrompre, je vous souhaite à tous un excellent réveillon et je vous souhaite le meilleur pour la suite. Je lève mon verre à cette année qui fut, pour tout le monde ici, une excellente année puisque nous sommes réunis en ce jour. Nous avons chacun accompli beaucoup, peut-être nous reste-t-il encore du chemin à faire, mais quoiqu’il en soit, je suis certaine que l’avenir n’en sera que meilleur, et s’il ne l’est pas, venez vous plaindre à moi, je viendrai vous épauler…si je n’ai pas une autre crise de la CGT sur le dos…
Un autre fou rire parcourut la salle. Miyako savait faire quand il s’agissait de parler en public, elle n’était pas la présidente pour rien.
-Et maintenant, je ne vais pas m’attarder plus car certains ont déjà commencé et je déclare cette fête officiellement ouverte !
Son discours fut suivi d’un tonnerre d’applaudissements, même de la part d’Hiroki, et la fête put vraiment commencer.
Au début, j’étais un peu sur mes gardes et je restai près de mon père au cas où, mais rapidement, je m’éloignai de lui, voyant qu’il pouvait se débrouiller seul parmi ses anciens camarades de classe. Je partis donc rejoindre Hélio qui, visiblement, n’avait pas pu échapper à sa directrice.
-Oh, Iori, par ici ! M’appela-t-il en me voyant me diriger vers lui.
-Iori, c’est bien toi ? Me demanda June qui ne semblait pas en croire ses yeux. J’imagine que tu ne dois pas te souvenir de moi, après tout, la seule fois où l’on s’est vues, tu avais quatre ou cinq mois, pour ton baptême. Je m’appelle June Wheeler, enfin, m’appelait, même si j’ai changé de nom à présent, tout le monde me connait sous ce nom-là. Je suis une très bonne amie d’Angéla, et aussi la directrice d’Hélio.
-Oui, j’ai souvent entendu parler de vous dans les journaux de duel. A ce qui parait, vous étiez très forte !
-N’exagérons rien tout de même. Je me débrouillai, mais Angéla, ou même ton père, m’ont rapidement dépassée.
-Et comment est Hélio à l’école ? Il est sage au moins ?
-Io…Iori ! Répliqua mon ami, mal à l’aise, ce qui fit rire June.
-Je pourrais dire, telle mère, tel fils, mais malheureusement, ou heureusement pour moi, ce n’est pas le cas. C’est même l’un des premiers de la promotion pour le moment.
-Tu…tu es premier ? M’exclamai-je abasourdie.
-Ou…Oui, mais quelle importance, ce qui compte, ce ne sont pas les résultats, c’est la personne que tu es à l’intérieur de toi ! Même s’il ne faut pas…négliger les résultats non plus…
-Voilà qui est bien dit Hélio, je vois que tu retiens aussi bien mes discours que tes leçons. Mais je ne vais pas vous embêter plus, je vous laisse entre jeunes !
La directrice d’Hélio s’éloigna et partit discuter avec d’autres invités tandis que mon ami s’empressa de quitter les lieux lui aussi. Amusée, je le suivis jusqu’à la cuisine ou se dernier poussa un long soupir en prenant une cannette de jus d’orange.
-Voilà pourquoi je n’aime pas quand ma mère organise une fête, je finis toujours par me retrouver nez à nez avec June ; râla-t-il.
-Je ne vois pas de quoi tu te plains, elle a l’air plutôt sympathique je trouve.
-Oui, là est le problème, je n’aime pas avoir un traitement de faveur parce que je suis le fils de sa meilleure amie…
-Ecoutez le parler, il râle parce qu’il est bien traité. Rappelle-moi de te traiter comme un chien à l’avenir ; ironisai-je.
-Ce n’est pas drôle Iori, c’est super gênant devant mes amis !
-Je n’en doute pas une seule seconde ; rétorquai-je avec un large sourire moqueur.
Hélio n’eut pas le temps de riposter car au même moment, Angéla débarqua dans la cuisine et nous demanda d’amener les plats se trouvant sur la table, ce qui mit fin à notre petit débat.
Tout le reste de la soirée, je le passai à parler avec les amis de mon père. Il y avait vraiment de tout dans cette assemblée et je pus également faire connaissance avec des personnes dont j’avais simplement entendu le nom sans jamais les rencontrer, comme Serena, la sœur de mon oncle Satoshi, qui était son exact opposé, lui qui était d’ordinaire si renfrogné, ou Hiroki, le rival de Miyako, qui, pour une raison quelconque, préférai se disputer avec cette dernière plutôt que de profiter de la fête…
Puis, lorsque minuit sonna, ce fut l’heure d’ouvrir les cadeaux. Tous étaient rassemblés sous la cheminée, à côté du grand sapin décoré de toutes sortes de guirlandes colorées. Je me rendis soudain compte que j’avais laissé le mien dans ma chambre, n’ayant pas vu l’heure tourner.
Furtivement, je m’éclipsai donc mais cela n’échappa pas au regard d’Hélio.
-Tiens, j’en connais une qui a oublié l’heure ; lança-t-il alors que je montais déjà les escaliers.
Je l’ignorai et je fonçai dans ma chambre. Bizarrement, la porte était entrouverte. J’étais pourtant persuadée de l’avoir fermée…
Prudemment, je la poussai et mon cœur rata un battement lorsque je vis une ombre près de la fenêtre. Il y avait quelqu’un, de dos, regardant au dehors, portant un grand manteau noir surmonté de plumes.
-Drago…est-ce que c’est toi ?
Lorsque la personne se retourna, je compris que ce n’était pas le père d’Hélio et mon sang se glaça dans mes veines.
-Te voilà enfin, Iori.
Au même moment, Hélio, intrigué par mon silence, entra à son tour et eut un mouvement de recul en voyant le nouvel invité à la fête tandis qu’au dehors, les cloches sonnaient les douze coups de minuit.
Je ne pouvais pas en croire mes yeux. Juste devant moi, dans ma chambre, les yeux luisant dans la pénombre et simplement éclairé par la lueur de la lune se tenait l’ennemi public numéro un.
-Sha…Shadow ! Murmura Hélio, terrifié.
L’homme sortit quelque chose de sa poche et nous le présenta.
-Iori, Hélio, Joyeux Noel à vous deux ; déclara l’homme d’une voix doucereuse.


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 18:23

oh oh *musique de superman version dessin animé * shadow qui arrive mais quel est ce mysterieux cadeau ? la reponse au prochain episode



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"Ouja no Kodou, Ima Koko ni Retsu wo Nasu. Tenchi Meidou no Chikara wo Mirugaī! Shinkuro Shoukan! Waga Tamashī, Reddo Dēmonzu Doragon!

"Kuroki Senpū yo! Himetaru Omoi wo sono Tsubasa ni Genshutsu seyo! Shinkuro Shoukan! Maiagare, Burakkufezā Doragon!"
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 18:40

YES! LA CGT EST EVOQUEE !!! La manif de la CGT concerne quoi ? Me dis pas que Miyako est de droite (ça changerait la vision que j'aie d'elle)

Par contre, j'aime bien cette sorte de cliffhanger (oui encore un terme technique ^^ ) avec l'arrivée de Shadow. Et son manteau a l'air super classe.
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 19:12

et oui, que de mystères avec shadow hein *_*
la cgt a pas besoin de raison pour manifester voyons o:
Miyako est peut-être de droite...alors c'est hiroki qui l'est...à vous de choisir en fonction de ce qu'elle dira dans ses discours futurs :3


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 19:32

Euh, à la manif' de jeudi contre la loi du travail, la CGT avait une raison d'aller manifester (j'y suis allé c'était pas mal du tout)

Tant que leurs discours ne penchent pas vers la droite-droite (tendance poujadiste) ça me va
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 20 Mar - 22:01

oh t'inquiète pas, ses discours seront à peu près les mêmes qu'avant, pendant la résistance, donc tu peux déjà déterminer de quelle aile elle est x)


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 27 Mar - 16:18

Je n’osai plus faire un geste. Les cloches s’étaient arrêtées de sonner, le vent ne soufflait plus, les rires de la soirée semblaient s’être tus et seuls les battements de mon cœur résonnaient à travers la nuit.
Comment Shadow s’était-il échappé de sa prison ? Mais le plus important, que faisait-il là, dans ma chambre à m’attendre ?
Sans savoir pourquoi, je me mis à avancer vers lui prudemment devant le regard effaré d’Hélio. Le criminel quant à lui, continuait à me dévisager avec ce sourire d’où se dégageait autre chose que de la simple joie…mais quoi…
Lorsque je fus à sa portée, je pris le présent qu’il tenait dans sa main et l’instant qui suivit, il se volatilisa dans un tourbillon de vent, ne laissant de son passage qu’une fenêtre ouverte et la mystérieuse petite boite soigneusement emballée.
Ne comprenant pas vraiment ce qu’il venait de se passer, mon premier réflexe fut d’ouvrir le cadeau de Shadow. A l’intérieur se trouvait un seul et unique objet : une carte portant le nom de Fusion parfaite.
Hélio s’approcha, lui aussi sous le choc.
-Qu’est-ce…c’était que ça ? Bégaya-t-il visiblement toujours terrifié.
-Je ne sais pas Hélio…Je ne sais pas…Répondis-je en toute honnêteté.
Mille et unes questions me vinrent à l’esprit, mais une seule occupait toutes mes pensées : pourquoi Shadow m’avait-il remis cette carte ? D’autant plus qu’elle m’était totalement inconnue et le texte semblait bogué si bien qu’il était illisible.
Je la montrai à Hélio mais il n’en savait visiblement pas plus que moi.
-Iori, j’ai un mauvais pressentiment ; déclara mon ami en regardant la fenêtre encore ouverte après le passage de Shadow.
-Je n’en ai pas qu’un moi, et pas simplement à cause du fait qu’un criminel notoire puisse se balader en liberté dans la ville.
-Qu’est-ce qui te préoccupe donc plus que ça ?
-Je sens…que Shadow m’a remis cette carte dans une but précis. Il attend que je fasse quelque chose pour lui…mais je ne sais pas quoi…Et puis, il me connaissait lorsque je l’ai rencontré.
-Co…Comment ? S’étrangla Hélio. C’est impossible, tu ne l’as jamais vu auparavant, n’est-ce pas ?
-Oui, c’est exact. Cependant, il savait qui j’étais et savait ce que j’allais lui demander. Si on ajoute à ça le fait qu’il savait également que j’allais remonter dans ma chambre au milieu de la fête, tout s’enchaine trop logiquement pour que ça ne soit que des coïncidences.
-Et à quoi penses-tu ? Qu’il peut lire dans les pensées ou quelque chose du genre ? Ça m’étonnerait fort…
-Je pensais plutôt à un informateur le tenant au courant du moindre de mes faits et gestes. Pourquoi ? je n’en ai aucune idée, mais il doit vouloir se servir de moi.
-Tu ne penses pas partir un peu loin ? Me demanda Hélio en regardant avec inquiétude tout autour de lui. C’est vrai après tout, qu’as-tu de spécial à ses yeux Iori ?
-J’aimerais bien le savoir Hélio, j’aimerais bien ; murmurai-je, déboussolée.
-Pour le moment, le plus important c’est de signaler à la présidente Hikari l’évasion de son prisonnier. Ca risque de lui gâcher sa soirée, mais je me sentirais mieux en le sachant derrière les barreaux.
N’ayant plus aucune autre piste pour tenter de percer les intentions de Shadow à jour, je me résignai à suivre Hélio après avoir déposé la carte sur le bureau.
En bas, la fête battait son plein. La plupart des cadeaux avaient été ouverts et tout le monde semblait très satisfait, même mon père, qui avait reçu un nouveau manteau de la part de notre tante, souriait légèrement.
Je repérai la présidente Hikari près de la cheminée, en train de parler avec Angéla, un magnifique collier autour du cou qu’elle ne portait pas en arrivant.
-Angéla, tu peux m’excuser deux minutes, je dois parler à la présidente Hikari, c’est important.
Les deux femmes eurent l’air surprises, mais n’en demandèrent pas plus et je demandai à Miyako de me suivre dans une salle voisine dans laquelle nous ne serions pas dérangées. Une fois installés et nous être assurés que personne ne pouvait nous entendre, Hélio lui annonça la nouvelle et Miyako blêmit.
-Que…Shadow…Libre ? Bégaya-t-elle en tremblant. Vous êtes bien sûrs de ce que vous avancez ?
-Certains, nous l’avons vu il y a moins de dix minutes ; lui répondis-je.
-Laissez…laissez-moi deux minutes je vous prie, j’ai besoin d’éclaircir quelques points…
La présidente sortit son téléphone puis composa un numéro et attendit en tapotant nerveusement la table avec ses doigts. Au bout de quelques secondes, quelqu’un décrocha à l’autre bout et une image en 3D d’un grand homme aux cheveux rouges et en bataille apparut devant nous.
-UWS Sunbird au rapport ! Joyeux Noel Présidente Hikari !
-Marcelo, je n’ai pas le temps avec les formalités, j’ai besoin que vous me donniez une information. Les autres sont-ils avec toi ?
-Evidemment, UWS un jour, UWS toujours et…
-Parfait, allez immédiatement vérifier les caméras de surveillance 4,5 et 6 de la cellule un.
L’homme en 3D fronça les sourcils.
-ça me parait grave. Le grec, Alan, Hoshi, vous avez entendu le boss ? Au boulot !
J’entendis quelques râles à l’autre bout, puis le bruit de chaise grinçant sur le parquet et à peine dix secondes plus tard, une autre personne apparut à l’écran. Celui d’un homme au regard froid et au visage effilé.
-Présidente Hikari, rien de suspect au poste 4 ni au 5 et encore moins au 6. Quelle est la raison de cet énervement ?
-Le grec, on vient de me signaler une évasion.
Le grec haussa les sourcils, comme si ce que Miyako venait de dire était stupide avant qu’un cri ne retentisse à l’autre bout de la pièce et que Alan apparaisse en compagnie d’un autre homme, certainement le dénommé Hoshi.
-Miyako-Sama, je viens de regarder le replay et c’est terrible, affreux et…
-Ohoh, c’est qu’il est énervé ce garçon. Calme-toi et exprime-toi clairement ; le coupa son camarade.
-Pendant trente secondes, la caméra a été coupée, de minuit pile à minuit et trente secondes mais un bruit d’explosion a été entendu !
-Bande d’incapables, je vous avais pourtant dit de surveiller cette cellule ! S’exclama Miyako toujours plus blême.
-On se calme présidente Hikari ; lui répondit calmement Hoshi. Nous ne sommes pas omniscients nous, les cloches sonnaient à minuit, nous n’avons donc rien pu entendre.
-Ce n’est pas une excuse ! Si vous n’êtes même pas capables d’accomplir une tâche aussi simple que de regarder une caméra, vous êtes tous virés !
-Encore ? Se plaignit Alan. C’est au moins la quatrième fois ce mois-ci !
Je crus que la présidente Hikari allait vraiment exploser lorsque le grec écarta ses camarades et prit la parole.
-Miyako, ce qui est fait est fait. Cependant, la caméra extérieure numéro 7 n’a détecté aucune anomalie. Personne n’est entré ni sorti de la zone.
-Vrai…Vraiment ? Tu es sûr de ce que tu avances le grec ?
-Certain. Chaque fois que le champ de force est désactivé, un voyant rouge s’allume sur le tableau de contrôle, et nous n’avons vu aucun voyant rouge. Cela signifie donc que l’explosion et la panne ne sont que deux coïncidences.
-Je vois…J’irai m’en assurer personnellement demain tout de même. Merci quand même ; termina Miyako qui avait repris quelques couleurs.
Elle coupa la conversation ici et se laissa tomber sur une des chaises en soupirant.
-Bon sang les enfants, ce n’est pas drôle de me faire une peur pareille, j’ai déjà assez de soucis comme ça.
-Mais…nous l’avons vu ! Répliquai-je.
-Es-tu sûre qu’il s’agissait bien de lui ?
-Comment pourrais-je me tromper ? Un grand manteau, un visage avec des rides bien marquées, des cheveux grisonnant et une mystérieuse boite !
-Une…boite ? Répéta Miyako, intriguée.
-Oui, elle est dans ma chambre.
Je m’absentai quelques secondes le temps de monter et redescendre avec le présent de l’homme puis je montrai la carte à Miyako qui écarquilla les yeux en la voyant.
-Fusion…parfaite ? Comment as-tu obtenu cette carte Iori ?
-Je l’ai déjà dit, c’est Shadow qui vient de me la remettre.
-Shadow…la fusion parfaite…les démons…Armageddon…Laura…Murmura-t-elle en se prenant la tête dans les mains.
-Vous connaissez cette carte présidente ? Lui demanda Hélio.
Elle grimaça, comme si elle ne voulait pas nous révéler un secret mais que nous l’avions percée à jour. Finalement, elle finit par esquiver la question :
-Il ne devrait plus y avoir d’autres exemplaires de cette carte sur cette terre. Il faut que j’en parle avec ton père, Nagisa, Angéla et Drago.
Sans plus attendre, la présidente se leva et regagna la salle de réunion, nous laissant tous les deux dans l’incompréhension la plus totale.
-Je ne comprends plus rien Hélio ; me lamentai-je. Les démons ont été vaincu, Laura est morte, Shadow est en prison et qui est cet Armageddon…J’ai l’impression d’avoir été embarquée dans une histoire dans laquelle je n’aurais jamais dû entrer et où je suis piégée à présent…
-Au contraire, je suis largué moi. Mais Iori, si tu te sens dépassée par les événements, tu n’es pas seule, je serais là si tu as besoin de moi. Après tout, c’est à cela que servent les amis non ?
Je lui souris légèrement. Mine de rien, son petit discours m’avait remonté le moral. Je ne voulais pas affronter l’inconnu seule et il me confirmait que je ne cheminais pas seule.
-Et si nous oubliions ces bêtises que et nous profitions de la fête ? Lui proposai-je.
Sans en demander plus, il acquiesça et nous retournèrent dans la grande salle. Pendant le reste de la soirée, nous essayâmes d’oublier cette étrange histoire en parlant avec les invités. Vers deux heures du matin, Maya, qui avait trop bu, commença à sortir des histoires invraisemblables sur la mère d’Hélio et un dénommé Aymeric. Angéla avait beau essayer de la faire taire, rien ne l’arrêtait, si bien qu’elle finit par être mise à l’écart dans la pièce voisine. Miyako était partie juste après notre annonce, certainement pour vérifier nos dires, de même qu’Hiroki qui l’avait accompagnée. Tante Marie s’amusait bien à taquiner mes père, Drago faisait le service, Nagisa parlait joyeusement avec Serena et Satoshi tandis qu’Ambre et June tentaient de calmer Angéla qui était devenue rouge comme une tomate.

https://www.youtube.com/watch?v=-7HvsNTYBqA

Tout à coup, la musique de fond se changea en valse que je reconnus immédiatement. Il s’agissait de la belle au bois dormant, de Tchaïkovski.
-Hélio, ça te dit une petite danse ? Lançai-je à mon ami qui regardait tous les invités danser au milieu de la pièce.
-Que…Je…Je ne sais pas danser moi ! Rétorqua-t-il en essayant de s’éclipser.
-Ce n’est pas grave, tu n’auras qu’à suivre mes pas ! Lui répondis-je en l’agrippant par la manche et en le forçant à venir sur la scène de danse.
Une fois que je fus au centre, mes pieds bougèrent tout seuls. Je me laissai simplement porter par le rythme de la musique en entrainant Hélio avec moi qui essayait tant bien que mal de suivre mes pas.
Ces minutes furent magiques. J’oubliai tout ce qui se trouvait autour de moi ainsi que tous mes tracas. Il n’y avait plus qu’Hélio et moi, dansant au gré de la valse. Ce dernier d’ailleurs finit par comprendre les pas et commença à prendre de l’assurance et à mener la danse.
Il semblait vraiment s’amuser, et moi aussi. Son visage souriant rayonnait de bonheur et le mien devait être identique. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas ressenti autant de joie que j’aurais aimé que ces instants durent éternellement.
Oui, nous deux, tournoyant dans la grande salle sur un fond de musique classique, le soir de Noel, je ne pouvais pas rêver mieux pour un réveillon.
Finalement, la musique s’arrêta brutalement et je revins à la réalité sous les applaudissements de toute la salle. Je regardai les amis de mon père, hébétée par ce spectacle. Je n’avais même pas réalisé que tout le monde s’était écarté pour nous faire de la place.
Je tournai ensuite mon regard vers Hélio et il me sourit, puis, sans vraiment savoir pourquoi, je fis une révérence, comme une artiste ayant terminé son spectacle.
-Ta fille est vraiment talentueuse tu sais ? Dit Angéla à mon père. Elle ne tient pas ça de toi j’imagine.
-Non, sa mère doit y être pour beaucoup je pense ; répondit-il avec un léger sourire.
Soudain, quelques larmes me vinrent aux yeux. C’était la première fois que mon père parlait de ma mère avec le sourire.
-Que t’arrive-t-il Iori ? Me demanda Hélio, intrigué.
-Rien, ce n’est que de la fatigue ; répondis-je en les essuyant d’un revers de la manche.
-C’est vrai qu’il se fait tard, il est temps de rentrer je pense ; déclara June. Angéla, j’ai vraiment passé une superbe soirée, il faudra remettre ça.
-Oui, mais la prochaine fois, on la fera chez l’autre pleurnichard ! Rétorqua-t-elle en désignant mon père.
-Chez…Chez moi ? S’étrangla-t-il.
-Bonne idée, ça nous changera un peu ; déclara tante Marie avec un grand sourire.
-C’est loin, mais pourquoi pas ; dit Maya en haussant les épaules.
-Tiens, tu es redevenue normale toi ? Lui lança Ambre, surprise.
-Personnellement, ça m’arrangerait bien, c’est à deux pas de chez moi ; continua Nagisa.
-Ici ou là-bas, de toute façon, c’est à perpette, donc je m’en fiche ; grogna Satoshi.
-J’ai toujours voulu visiter cette ville moi, c’est avec plaisir que je viendrai ! S’exclama Serena avec un grand sourire.
-C’est donc décidé, on ira tous chez toi pour l’année prochaine ! Conclut Drago.
-Attendez, je n’ai pas encore donné mon accord moi ! Répliqua mon père en écarquillant les yeux.
Tout le monde rit de bon cœur. Ce soir-là, j’étais convaincue d’avoir fait un autre pas en avant pour sauver mon père. Peu à peu, je me rapprochais de mon but…


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 28 Mar - 18:51

j'étais inspiré hier soir donc la fin du chapitre 3 :3

Le jour suivant la fête, soit le vingt-cinq décembre, jour même de Noel, j’étais tellement épuisée par la réunion que je dormis jusqu’à midi avant de me faire réveiller par les quelques rayons de soleil d’hiver passant à travers les rideaux de ma chambre.
Je pris une bonne douche, m’habillai et descendis au rez-de-chaussée en prenant mon temps. Je n’avais pas vraiment envie de courir dans tous les sens après une telle soirée, je voulais simplement prendre mon temps et savourer mes vacances à Paris avec Angéla, Hélio, Drago, mon père et Nagisa.
Lorsque je mis les pieds dans la salle à manger, je fus assez étonnée de n’y voir que Drago lisant son journal. Lorsque ce dernier me vit, il me fit un grand sourire.
-Oh, bonjour Iori, bien dormi ?
-Très bien, merci mais…où sont les autres ? Demandai-je intriguée.
-Tu es la première réveillée, qu’est-ce que tu crois ? Enfin, après moi évidemment, mais passons, tu veux manger un bout ? Je dois pouvoir préparer quelque chose avec les reste d’hier soir.
-Pourquoi p…
Je m’arrêtai brutalement, me souvenant des paroles d’Hélio tandis que Drago se dirigeait déjà vers le four.
-Non, ça ira, merci, j’ai trop mangé hier je crois !
-Vraiment ? Bon, et bien, je demanderai aux autres de finir dans ce cas ; répondit-il visiblement déçu.
Cependant, j’avais vraiment faim moi, mais je préférai faire confiance à Hélio sur ce coup là…Je décidai donc de sortir acheter quelque chose à grignoter. J’allai récupérer l’argent de ma chambre, puis, en passant dans les escaliers, j’entendis des voix provenant de l’autre bout du couloir.
Je n’étais plus la seule réveillée apparemment et s’il s’agissait d’Angéla, peut-être n’allais-je pas avoir besoin de sortir finalement.
Contre toute attente, en me rapprochant, je reconnus les voix de mon père et Tante Marie…et ils n’avaient pas l’air de parler très calmement…
De plus en plus intriguée, je collai l’oreille à la porte pour pouvoir discerner les voix et mon cœur failli s’arrêter lorsque je compris de quoi ils parlaient.
-Es-tu stupide ou quoi ? Tu ne peux pas abandonner maintenant ! S’écria ma tante en tapant sur un meuble.
-Je te l’ai dit Marie, cette discussion est close ; répondit mon père avec sa lassitude habituelle. Je ne peux plus continuer à faire semblant…
-Tu ne peux plus ? Je n’ai jamais entendu pareille bêtise, surtout de ta part ! Et ton devoir, tu en fais quoi ? Et ta promesse que tu lui as faite ? Tout ça, ce n’était que du vent ?!
-Iori est presque adulte à présent, elle peut se débrouiller sans moi…Non, elle a toujours pu se débrouiller sans moi en fait…
Je savais bien que je ne voulais pas en entendre d’avantage, mais il m’était impossible de partir. J’entendis le bruit d’une table que l’on renverse puis quelques pas avant que ma tante ne reprenne.
-Tu sais depuis combien de temps ta fille se bat pour toi ? Tu sais tout ce qu’elle a du sacrifier pour toi ? Et tout ce que tu trouves à me dire c’est « il est temps d’enlever mon masque » ? Ridicule !
-Oui, à cause de moi, Iori a bien trop souffert, il est tant que cela cesse…
-Parce que tu penses que lui avouer qu’elle a échoué sur toute la ligne la rassurera ? Réveille-toi un peu et prends tes responsabilités !
Je reculai d’un pas en écarquillant les yeux. Non, j’avais du mal entendre…Echoué ? Moi ? Qu’est-ce que cela signifiait ? Mon père faisait…semblant d’être heureux depuis tout ce temps…Et je n’y avais vu que du feu ?
Je me pris la tête dans les mains. Je voulais pleurer, mais aucune larme ne me venait. Je voulais crier, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Je voulais rire de ma bêtise et de mon aveuglement, mais je ne trouvais rien de drôle dans cette histoire. Je voulais m’enfuir, mais mes jambes ne m’obéissaient pas. J’étais là, devant cette porte, figée, telle une morte refusant de mourir.
Je réalisai soudain que, en reculant vivement, j’avais entrouvert la porte et que mon père et Tante Marie me dévisageaient, interdits.
-Iori, ce n’est pas…Tenta de dire mon père.
C’en était trop, je ne pouvais pas supporter leurs regards une seconde de plus et je pris mes jambes à mon cou.
Hélio m’interpela joyeusement lorsque je passai devant lui dans le salon, mais je l’ignorai et je sortis de la maison comme une furie et je me mis à courir dans les rues de Paris sans même savoir où j’allais, sans même regarder où j’allais, sans même faire attention à où j’allais. Je courais simplement en ligne droite, ne désirant que m’enfuir le plus loin possible de mon père et Tante Marie.
Finalement, après vingt minutes de course effrénée, je fus obligée de m’arrêter pour reprendre mon souffle. Je ne savais pas du tout où je me trouvais. Tout autour de moi, les rues étaient vides et les magasins fermés ce vingt-cinq décembre. Très peu de voitures circulaient dans la grande avenue dans laquelle je me trouvais.
Le ciel était gris, et quelques minces flocons de neige tombaient. Un vent froid soufflait également, me glaçant les os. Mais je n’avais plus la force de bouger. Je restai simplement plantée là, au milieu de la rue, à regarder le ciel.
Je ne ressentais plus rien, je ne voyais plus rien, je n’entendais plus rien, tous mes sens s’étaient envolés et je répétais cette phrase en boucle.
« Echoué…J’ai échoué…J’ai échoué… »
J’étais en colère, contre mon père évidemment, mais contre tante Marie également. J’avais l’impression qu’à cause d’elle, j’avais perdu les plus belles années de ma vie pour quel résultat ? Aucun. Cela faisait des années que je faisais du sur-place…Etait-ce ma faute pour ne pas avoir été assez bonne ? Etait-ce celle ma tante pour m’avoir demandé l’impossible ? Etait-ce celle de mon père pour ne pas avoir pu se remettre ? Etait-ce celle de ma mère pour être morte et nous avoir laissés seuls ? Etait-ce celle de Laura pour avoir quitté mon père trop tôt ? Je ne savais plus, je n’étais plus sûre de rien…
Tout à coup, je crus voir une ombre passer près de moi mais lorsque je me retournai, je ne vis personne dans l’avenue déserte.
-Connais-tu l’échec, Iori ? Dit une voix résonnant dans l’air.
-Qui a dit ça ? M’exclamai-je en regardant de tous les côtés.
-Moi je l’ai connu il y a longtemps ; continua la voix embrumée.
-Qui va là ? Montrez-vous !
-Ce que j’ai perdu, personne ne pourra jamais me le rendre.
-Je ne suis pas d’humeur à plaisanter, qui que vous soyez, laissez-moi tranquille !
-Mais toi Iori, tu es différente de moi. Tu as le pouvoir que je n’ai pas, je pouvoir de combattre le destin, le pouvoir de combattre Armageddon, le pouvoir de changer ce monde.
-Moi ? Changer le monde ? Arrêtez de délirer, je suis déjà incapable de changer mon père !
Soudain, l’ombre se matérialisa juste à côté de moi et je reconnus le visage ridé de Shadow qui me dévisageait de ses yeux gris et mélancoliques.
-Tu te trompes Iori, tu dois simplement voir les choses autrement. Parfois, il faut remonter à la source afin de purifier un fleuve.
-La source ? C’est impossible, je ne suis pas ma mère, je ne peux pas…accomplir le même miracle qu’elle…
-Et si je te disais…que tu peux accomplir bien plus que ta mère ?
Je fronçai les sourcils, intriguée. Je savais que je ne devais pas gober tout ce qu’il me racontait et qu’il était le roi de la manipulation, mais au point où j’en étais, je n’avais plus rien à perdre.
-Après tout Iori, n’es-tu pas l’incarnation même des vœux de ta mère et de Luminion ?
-L’incarnation…des vœux de Luminion ? Répétai-je.
Shadow ne me répondit pas et son ombre commença à se fondre dans le décor.
-Attendez Shadow, dites m’en plus ! J’ai besoin de savoir !
Je tentai de retenir la fumée noire mais elle finit par disparaitre complètement, me laissant à nouveau seule, et encore plus désemparée qu’avant. Au même moment, j’entendis mon nom résonner dans la rue et je vis Hélio se précipiter vers moi, l’air terrifié et soulagé.
-Iori, enfin je te trouve ; s’exclama-t-il en arrivant à ma hauteur, essoufflé. Que s’est-il passé ? Je t’ai vue t’enfuir et…
-Ne t’en fais pas Hélio, tout va bien à présent.
-Ce qui veut dire que quelque chose n’allait pas avant. Tu peux me le dire tu sais, je suis ton ami.
Un déclic se fit tout à coup dans ma tête en revoyant le gros titre du journal de Drago et je compris ce que Shadow désirait. Oui, c’était le seul moyen, ma dernière chance, mon dernier échec si je n’y parvenais pas.
Je me tournai vers mon seul ami et je le regardai dans les yeux en prenant l’air le plus déterminé possible.
-Hélio, j’ai une faveur à te demander.
-Qu’y-t-il pour que tu sois si sérieuse tout à coup ?
-Serais-tu prêt à m’accompagner où que j’aille ?
-C’est-à-dire ? Tu pars en voyage quelque part ?
-Oui, on peut voir ça comme ça. Je vais faire un long, très long voyage et j’ai bien peur qu’on ne se revoie jamais si tu ne m’accompagnes pas.
-Tu me fais peur Iori tu sais. Qu’est-ce que tu as encore inventé ?
-Moi ? Rien. Je ne fais que suivre le déroulement logique des choses.
-Très bien, mais où comptes-tu te rendre ? Parce que si je dois t’accompagner, j’aimerais au moins dire à mes parents où je vais…
-Si tu veux tant le savoir, nous allons là où l’on peut effacer nos erreurs, là où le retour en arrière est possible, là où je pourrais enfin trouver la paix…
-Trouver…la paix ? Ne me dis pas…
-Non, tu es bien loin Hélio. Je veux simplement mettre fin à ma quête commencée il y a cinq ans déjà, une quête qui n’a fait que tourner en rond, qui m’a blessée, moi, mon père, mes proches, et même toi. A cette quête, je vais y mettre un terme. Je vais effacer les troubles de mon père, je vais remonter à la source de son flot de larmes et la boucher avant même que de l’eau ne commence à en jaillir, même si je suis née de cette source. Je vais…modifier le passé !


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 28 Mar - 19:06

*hop* une DeLorean apparaît avec quelques éclairs.
"On va modifier le passé!"

*Musique de Back to the Future*
https://www.youtube.com/watch?v=Lsi1KUfIkBE
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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Lun 28 Mar - 20:01

j'avais même pas pensé à retour vers le futur en écrivant en plus x)
malheureusement, pas de delorean en 2041, j'en ai peur :3


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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mer 30 Mar - 17:39

aller rien a voir avec l'histoire mais osef, OAV spécial ambre demandé par dai depuis une éternité :3


Je l'ai connue sous les cerisiers en fleurs et mon destin en a été changé


Dehors, la pluie battait fort et le ciel était noir de nuages. On entendait les gouttes d’eau marteler les vitres de la chambre de June. Au loin, les lumières de paris scintillaient comme des milliers de petites lucioles dans la nuit. J’étais bien contente d’être restée quelques minutes de plus chez mon amie et avoir échappé à l’orage imprévu, contrairement à Maya qui était certainement encore sous la pluie à tempêter contre tout ce qu’elle croisait.
June avait apporté quelques biscuits et des boissons en attendant que l’orage cesse et nous parlions de tout et n’importe quoi, autant de choses sans intérêts que de nos notes. Après tout, en tant que rivales pour la première place, nos conversations ne pouvaient tourner qu’autour de ça. Puis, finalement, nous finîmes par dériver sur moi-même et sur Angéla.
-Mais je me demandais, comment vous-êtes-vous rencontrées toutes les trois ? Me questionna June au détour d’une phrase.
-Oh, ça doit remonter à il y a une bonne dizaine d’années déjà ; répondis-je, nostalgique.
-Raconte toujours, de toute façon, avec ce temps, on ne peut pas faire grand-chose d’autre.
-Le jour de notre rencontre…c’est un jour que je n’oublierai jamais…Et je n’ose même pas imaginer à quoi aurait pu ressembler ma vie sans notre rencontre…continuai-je en fermant les yeux.

Oui, depuis notre rencontre, ce jour était resté gravé dans ma mémoire. C’était en septembre 2004. Je n’avais alors que six ans et je venais de rentrer à l’école primaire. Cette ambiance était toute nouvelle pour moi, il y avait tant de monde, et beaucoup semblaient se connaitre déjà, alors que moi, petite nouvelle venant d’arriver en ville, je ne connaissais personne, et ma timidité n’arrangeait rien. Lorsque je fus appelée pour prendre place auprès de mes camarades de classe, il ne restait qu’une seule place de libre, à côté d’une petite fille aux longs cheveux blonds comme les blés, deux longues mèches pendant sur chaque côté de son visage, et aux yeux bleus comme l’azur. Lorsque je m’assis à côté d’elle, elle me fit un grand sourire jusqu’aux oreilles et me lança :
-Tiens, tu es nouvelle toi ? C’est la première fois que je te vois dans le coin !
-Ou…Oui, je viens d’arriver ici ; bégayai-je, surprise par son enthousiasme.
-Ça tombe bien, moi aussi je suis nouvelle ! Je m’appelle Angéla, Angéla Hopper, et toi ?
Je fus vraiment surprise lorsqu’elle m’annonça cela. Elle non plus ne connaissait personne, et pourtant, à peine l’avais-je rencontrée que je me sentais vraiment proche d’elle. Etait-ce parce que nous étions dans le même bateau ? Etait-ce à cause de son sourire pur et sincère ? Etait-ce à cause de la joie qu’elle émanait ? Dans tous les cas, je voyais bien qu’elle n’était pas comme les autres.
-Tiens, tu es devenue muette ? Reprit-elle en penchant la tête sur le côté.
-N…Non, bien sûr que non…Je m’appelle Ambre, Ambre Leocaser, je suis ravie de te rencontrer ; répondis-je avec un sourire timide.
-Pareil pour moi, j’espère qu’on s’entendra bien toutes les deux ! S’exclama la dénommée Angéla sans cesser de sourire.
Alors que nous faisions connaissance, la porte de la classe s’ouvrit avec fracas et une autre petite fille aux cheveux châtains fit son apparition, essoufflée.
-Oh, tu dois être Maya, il ne manquait plus que toi ; déclara le professeur en regardant sa liste.
-Désolée, désolée, je voulais absolument finir mon petit déjeuner avant de partir ! Répondit-elle, l’air gênée.
Toute la classe éclata de rire et je vis le regard d’Angéla croiser celui de la nouvelle venue et une étincelle nouvelle illumina ses yeux. Ladite Maya partit s’asseoir au premier rang sous les regards intrigués de tous les autres enfants puis la première leçon commença. Je n’avais aucun mal à suivre tout ce que disais le professeur, mais Angéla, elle, semblait avoir plus de difficultés…ou bien ne s’intéressait absolument pas à ce qu’il disait, l’un ou l’autre.
Puis la cloche retentit et tout le monde se leva pour la pause déjeuner. Je n’étais pas inscrite à la cantine et je n’avais qu’un sandwich dans mon sac comme déjeuner mais je n’osai pas demander à Angéla si elle voulait venir avec moi quand elle prit les devants :
-Ambre, ça te dirait de venir avec moi au parc ? Déclara-t-elle joyeusement.
-Au parc ? Répétai-je, surprise.
-Oui, juste en face de l’école, j’ai repéré un parc qui m’a l’air sympathique, que dirais-tu d’aller y faire un tour ?
-Pour…Pourquoi pas, je te suis.
Ensemble, nous prîmes nos cartables et nous nous dirigeâmes vers ce fameux parc qui, effectivement, était à deux pas. Il suffisait de traverser la rue pour y arriver. Il n’était pas très grand, seulement deux chemins, l’un menant à l’air de jeu, l’autre à l’aire de repos, ainsi qu’un petit manège. Il y avait beaucoup d’enfants de notre âge qui jouaient dans les toboggans et les balançoires, cependant, nous n’allâmes pas vers eux mais vers un endroit ombragé du parc, un peu à l’écart, sous un grand arbre et nous nous installâmes pour déjeuner.
-Un cerisier, j’adore ces arbres, ils sont vraiment magnifiques au printemps ! Lança Angéla, des étoiles dans les yeux.
-Vraiment ? Je n’en ai jamais vu moi.
-Tu rates quelque chose ! Ils sont tout rose, avec plein de pétales, comme des fleurs, mais à la place des feuilles ! Et lorsqu’il y a un peu de vent, pouf, c’est une pluie de pétales roses ! Il faut vraiment que tu voies ça un jour !
-J’aimerais beaucoup, oui ; répondis-je en souriant timidement.
Angéla dégageait une telle énergie et une telle joie de vivre qu’à ses côtés, je sentais ma timidité disparaitre peu à peu et je me sentais de plus en plus proche d’elle. Nous venions peut-être à peine de nous rencontrer, mais j’avais l’impression de l’avoir toujours connue.
Soudain, le vent se mit à souffler et je vis défiler devant mes yeux une petite tâche rose qu’Angéla attrapa au vol et me tendit.
-Tiens, bizarre, ce n’est pas du tout la saison, mais on dirait que les pétales veulent te voir eux aussi ! Tu en as de la chance, moi, ils me fuient j’ai l’impression ; râla-t-elle lorsqu’il lui échappa des mains.
Sans savoir pourquoi, je me mis à rire. Peut-être à cause du décalage d’Angéla par rapport à la réalité ou à cause de sa blague.
-Oh, c’est la première fois que je te vois rire, c’est plutôt mignon ; lança-t-elle avec son éternel sourire rayonnant.
C’est alors qu’elle me tendit le petit doigt et me regarda dans les yeux.
-Ambre, faisons une promesse, tu veux ?
-Euh…oui, laquelle ?
-Je s’en qu’on va bien s’amuser toutes les deux ! Devenons amies et restons le pour toujours, qu’est-ce que tu en dis ?
Je souris simplement à mon tour et j’attrapai son doigt avec le mien tandis que le pétale de cerisier tournoyait autour de nous, comme un témoin de notre promesse à toutes les deux.

Je stoppai mon récit là. Dehors, la pluie avait cessé et le soleil brillait haut dans le ciel. Les quelques gouttes restantes scintillaient sur les toits des immeubles de la ville.
-Je vois, je comprends mieux pourquoi je vous voyais toujours ensemble, Angéla et toi. Ça doit être beau une aussi longue amitié, je vous envie vraiment…
-Mais qu’est-ce que tu racontes June ? Tu fais partie de la bande toi aussi à présent, tu es donc liée également par cette promesse.
-Tu…le penses vraiment ? Demanda-t-elle, peu sûre d’elle.
-Evidemment ; répondis-je avec le même sourire qu’Angéla m’avait adressé dix ans plus tôt.





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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Dim 3 Avr - 14:33

Iori, le voyage du destin

Hélio me dévisagea plusieurs secondes, l’air de penser que j’étais devenue folle. Peut-être bien que je l’étais qui sait, n’était-ce pas de la folie à l’état pur de prétendre pouvoir être capable de changer le destin d’une personne ? Je ne savais même pas quelles conséquences cela allait engendrer sur le présent : allait-il être modifié lui aussi ? Allais-je me faire rattraper par le destin ? Serais-je envoyée dans un monde totalement différent, un monde où je n’aurais jamais existé ? A ce moment-là, je n’avais aucune réponse à ces questions, mais j’étais certaine d’une chose : Le présent tel qu’il était ne me convenait pas.
Je reposai ma question à Hélio avec un air plus déterminé cette fois-ci.
-Alors, j’attends ta réponse Hélio : vas-tu m’accompagner, ou bien vas-tu me laisser seule dans ma quête pour sauver mon père ? Enfin, je ne serais pas vraiment seule, Shadow sera avec moi.
-Sha…Shadow ? Répéta-t-il interdit.
-Oui, tu as parfaitement entendu, je compte m’allier avec Shadow pour mener à bien mes objectifs.
-Mais…es-tu consciente de ce que tu es en train de faire Iori ? Non seulement tu t’attaques à quelque chose qui nous dépasse totalement, et en plus de ça, tu es prête à faire confiance à ce criminel ?
-Si c’est le seul moyen, alors oui, je le ferai, peu importe les conséquences. J’ai essuyé bien trop d’échecs dans ma vie jusqu’à maintenant. Aux grands maux, les grands remèdes. Je n’ai plus le choix Hélio, c’est quelque chose que je dois faire !
-Mais, si tu modifies le passé, tout ce que nous avons connu jusqu’ici va disparaitre ! Ces souvenirs que nous avons ensembles, ne représentent-ils rien pour toi ? Miyako, Nagisa, ma mère, mon père, Marie, et même tes parents, s’ils sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est grâce à ce qu’ils ont vécu ! Et si un infime changement provoquait la fin de tout ce que nous connaissons aujourd’hui ? Penses-tu vraiment que ton père serait plus heureux en sachant cela ?
-Je suis prête à prendre le risque ; répondis-je gravement. Si je dois sacrifier ce monde pour permettre simplement à mon père de sourire, alors je le ferai. Mais ne t’inquiète pas, vous tous, continuerez à vivre, seuls vos souvenirs de moi seront modifiés je pense, personne à part moi ne disparaitra.
Hélio recula, terrifié. Je le comprenais. Moi-même, je frissonnai en m’entendant parler. Mais je pensais réellement ce que je disais. Il n’y avait rien que je désirai plus que de retrouver ma vie telle qu’elle était avant la mort de ma mère, et comme cela m’était impossible dans ce monde, je n’avais aucune raison de vouloir y rester.
-Si tu refuses, alors va-t’en Hélio, laisse-moi savourer mes derniers instants dans ce monde, seule. Si tu tiens à nos souvenirs, alors viens, affronte-moi et prouve-moi que je suis incapable de changer le destin !
Mon ami ferma les yeux et un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
-Iori, je sais que je n’ai aucune chance contre toi. Mais je ne fuirai pas, ce n’est pas dans ma nature.
-Vas-tu m’accompagner dans ce cas ?
-Oui, je viendrai avec toi. Non pas parce que j’accepte ce que tu fais, mais parce que si tu dois disparaitre, je veux me faire autant de souvenirs que possible avec toi avant que cela n’arrive, parce que je ne veux pas t’oublier, parce que je veux rattraper le temps perdu, parce que je t’aime Iori !
Sa déclaration ne m’étonna même pas. Je le savais depuis longtemps maintenant mais malheureusement pour lui, je ne pouvais pas m’encombrer de sentiments, cela m’aurait empêché de mener à bien mes projets.
-Tu ferais mieux de m’oublier, ça vaudra vraiment mieux pour toi.
-Impossible, ça m’est totalement impossible ! Je ne peux pas t’oublier, mais surtout, je ne veux pas ! Mais c’est pourquoi je t’accompagnerai jusqu’au bout, où que tu ailles, je te suivrai !
-Tu es vraiment stupide Hélio ; lui répondis-je en souriant légèrement.
-Au moins autant que toi ! Répliqua-t-il. Mais alors, dis-moi, quel est ton plan ?
-Premièrement, il faut que nous allions libérer Shadow puis nous partions pour Néo Domino City.
-Je vois, tu comptes utiliser leur dernier réacteur d’Ener-D ?
-Parfaitement, et c’est pourquoi, j’ai besoin de Shadow. Lui seul est assez puissant pour alimenter le réacteur suffisamment longtemps.
-Et tu penses qu’il va accepter ?
-Il n’aura pas le choix.
Hélio s’apprêta à en demander d’avantage mais je tournai les talons. Je commençai vraiment à avoir froid à force de rester sur place et le temps pressait. Si Miyako se rendait compte que Shadow était déjà à moitié libre, je n’aurais eu plus aucune chance de réussir.
-Hélio, je partirai ce soir dans la nuit, si tu n’as pas changé d’avis d’ici là, rejoint moi dans la cour.
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et je m’enfuis en courant. Hélio était la seule personne à ne m’avoir jamais abandonnée et il restait fidèle à lui-même, c’est pourquoi, je ne voulais pas qu’il m’accompagne car je sentais que s’il le faisait, toute ma détermination s’envolerait. Il était certainement la dernière personne me rattachant encore à ce monde, la dernière personne qui comptait encore à mes yeux avec mon père, la dernière personne à m’aimer de tout son cœur…
Lorsque je revins chez Angéla, je ne croisai personne, certainement étaient-ils tous partis à ma recherche. Tant mieux, je n’avais pas très envie de faire face à Angéla et Drago en sachant pertinemment que ça aurait été la dernière fois.
Je rassemblai les quelques affaires utiles que j’avais avec moi, comme la carte de Shadow, le deck de ma mère, la clé de la cellule de Shadow, ainsi qu’une photo de mon père, ma mère et moi et je mis tout cela dans un petit sac puis je pris un papier et un stylo et je me mis à écrire une lettre, non pas d’adieu, mais d’excuses. J’expliquai très brièvement les raisons de mon départ, mes échecs successifs, mais sans donner le véritable but de mon voyage. Je disais simplement que je partais afin que tout le monde puisse être plus heureux que maintenant.
Une fois la lettre écrite, je la déposai dans la chambre de mon père et un petit objet attira mon attention sur sa table de nuit. Il s’agissait d’une carte, Trishula, Dragon de la barrière de glace à côté de la photo d’une jeune fille brune aux yeux verts que je reconnus : Laura.
Voir cela ne fit que renforcer mes convictions. Il fallait que je libère mon père de sa souffrance qu’il gardait pour lui depuis vingt-six ans déjà.
Je regardai l’heure : quatre heures et il n’y avait toujours personne. Je ne pouvais pas attendre d’avantage et je pris la décision d’entreprendre ce voyage seule finalement. Hélio n’avait pas besoin d’être embarqué dans de telles histoires. C’était ma décision, je devais en assumer seule les conséquences.
En sortant, je regardai une dernière fois la belle demeure d’Angéla et je la remerciai intérieurement pour tout ce qu’elle avait fait pour moi avec Drago puis je tournai les talons, définitivement.
Je pris un bus qui m’emmena jusqu’au périphérique et de là, je continuai mon voyage à pieds. Heureusement, je me souvenais encore parfaitement du chemin d’accès à la cellule de Shadow.
Malgré le froid mordant et le vent violent, un léger soleil brillait dans le ciel. Autour de moi, il n’y avait que de vastes étendues inexploitées, presque des terres agricoles. Au loin, la tour Eiffel s’élevait au-dessus de la ville, imposante et inégalée. Le vrombissement des moteurs de voiture me parvenait faiblement aux oreilles et j’étais seule sur cette route goudronnée et mal entretenue.
Tout était si calme. Etais-je vraiment prête à renoncer à tout cela ? Et si mes actions provoquaient un désastre ? Si tout ce qui se trouvait autour de moi disparaissait ?
Je secouai la tête. Je ne devais pas y penser. Seul mon objectif devait compter à mes yeux, tout le reste n’était que futilité
Après trois quarts d’heure de marche, je finis par arriver devant la petite bâtisse. Qui se serait douté qu’ici le plus grand criminel de l’histoire était retenu ?
Je plaçai la carte magnétique au bon endroit et l’air crépita autour de moi puis les quelques brins d’herbes couchés se relevèrent, signe que je pouvais passer.
D’un pas déterminé, j’entrai dans la maison et je me dirigeai immédiatement vers la chambre de Shadow et j’ouvris la porte avec fracas.
Lorsqu’il me vit, le vieil homme leva la tête de son livre et esquissa un sourire.
-Iori, je savais que tu finirais par revenir ; déclara-t-il de sa voix rauque.
-Je n’ai pas le temps de plaisanter Shadow, vous allez venir avec moi immédiatement.
-Qu’entends-je ? Tu voudrais me faire sortir de cette prison inviolable ?
-Ne jouez pas à l’idiot, je n’ai vraiment pas le temps. Ce n’est pas comme si vous étiez déjà libre de toute façon.
-Iori, sais-tu réellement ce que tu désires faire ? En changeant le passé, tu vas te heurter à la plus puissante créature sur cette terre, celle qui a tué ta mère et ma fille, je parle d’Armageddon.
-Armageddon, le destin n’est-ce pas ? Je n’ai que faire de ces idioties. Si je change l’histoire, c’est justement parce que je pense que tout n’est pas gravé dans le marbre.
-Je reconnais bien là la fille de Luminion ; dit-il en riant.
-La fille de Luminion ? Je n’ai hérité d’aucun pouvoir ; répondis-je en haussant les épaules.
-Au contraire, Iori, au contraire, tu es bien plus puissante que tu ne le penses.
-Ma mère pouvait voir le futur à ce qu’on disait. Je ne peux pas le faire.
-Mais toi, tu as le pouvoir de le modeler Iori. Sais-tu en quoi tu es l’incarnation des vœux de luminion ?
-Non, et je m’en fiche. Luminion n’est plus depuis longtemps, je n’ai que faire de lui.
-Tu ne devrais pas Iori sachant que le démon de l’éclat ne désirait qu’une chose : une paix durable entre dieux et démons. N’est-ce pas ce que tu représentes ? L’union de Nout et Luminion ? La lumière qui éclaire le futur de tous ? L’éclat qui illumine les ténèbres ?
-Oui, mon père possédait le pouvoir de Nout, et alors ?
-Ma pauvre Iori, tu ne sais vraiment rien ; se désola l’ex criminel. Tu es unique, tu possèdes un pouvoir dépassant celui des dieux et celui des démons, tu peux décider de l’avenir de ce monde, tu peux lutter à armes égales avec Armageddon.
-Et quelle importance ? Armageddon, c’est votre problème, je veux simplement redonner le sourire à mon père.
-C’est bien ce que je disais, tu n’as pas la moindre idée de ce que tu es en train de faire. Mais…
Shadow fut interrompu par des bruits de moteur à l’extérieur. Intriguée, je passai la tête par la fenêtre et je retins un cri de surprise. Dehors, se tenaient la présidente Hikari, Hiroki et leurs gardes du corps, les UWS.
-Je vous l’avais dit pour le voyant rouge, présidente Hikari. Le système fonctionne parfaitement.
-Parfaitement ? Je connais des systèmes imparfaits qui fonctionnent mieux moi, regardez ça, grand ouvert ! S’exclama Hiroki sur un ton de reproches.
-Il n’y a aucune faille Hiroki, quelqu’un a du s’introduire ici et l’ouvrir. Tentez de trouver cette personne, je m’occupe de Shadow avec Hiroki.
-Bien reçu ! S’exclamèrent les UWS d’une seule voix.
Mon cœur s’accéléra lorsque je vis la présidente Hikari ouvrir la porte de la petite bâtisse mais Shadow ne semblait nullement inquiet et continuait à me dévisager avec son sourire moqueur. Mais j’étais prise au piège, il n’y avait aucune échappatoire dans cette prison, j’allais devoir faire face à Miyako et m’expliquer…
Hiroki et Miyako entrèrent dans la salle et écarquillèrent les yeux en me voyant parler à Shadow.
-Io…Iori ? Bégaya Miyako, pâle comme un linge.
-Pourquoi je ne suis même pas surpris ? Tu aurais dû te méfier Miyako lorsqu’elle t’a dit que Shadow était libre !
-Iori, explique-moi, que fais-tu ici ? Demanda la présidente d’une petite voix.
-Je…
-Iori est venue faire ce que vous auriez dû faire il y a vingt-six ans déjà, chère présidente Hikari ; me coupa Shadow.
-Qu’est-ce que cela veut dire ?
Shadow ne répondit rien mais son sourire s’élargit et je vis comme une flamme s’allumer au creux de ses yeux gris. Sortie de nulle part, une carte apparut dans sa main qui resplendit lorsqu’il la brandit en l’air.
-Fusion Néant Activée !
-Fusion…Néant ? Répéta Hiroki, pâlissant à son tour.
Dans les méandres des abysses, au plus profond de cet univers, tu te terrais, banni de la surface de la terre. Prête-moi ta puissance et ensemble, détruisons ce monde qui nous a tant fait souffrir pour en reconstruire un nouveau à partir du néant ! Invocation Parfaite ! Darkness Shadow, maitre Dragon du néant !
La terre trembla sous nos pieds et le ciel s’obscurcit instantanément…Non, il ne s’obscurcissait pas…le soleil était caché par quelque chose…de gigantesque…Lorsque je passai la tête par la fenêtre pour voir de quoi il s’agissait, mon cœur faillit s’arrêter. Juste devant moi se tenait la créature la plus imposante que je n’avais jamais vu. C’était un dragon immense, noir comme la nuit, aux puissantes mains surmontées d’une armure et aux ailes semblant faites de pierre d’astéroïde. Deux petits yeux violets luisaient au sommet de sa tête, dix mètres plus haut et malgré sa noirceur, il émettait une lueur étrange, comme la lumière visible depuis l’espace…comme une galaxie scintillant dans le vide…
Le dragon passa sa main à travers les murs de la bâtisse comme s’il s’agissait de papier et la posa à terre, comme pour nous dire de monter.
-Impossible…Darkness…Shadow ? Répéta Miyako qui reculait, terrifiée.
-Iori, il est temps de partir ; me dit Shadow en me tendant le bras pour me dire de le suivre.
Je regardai une dernière fois les deux personnes qui était un jour plus tôt encore mes alliés.
-Je suis désolé, Miyako, Hiroki.
Puis je rejoignis Shadow dans la main du dragon.


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Heart

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MessageSujet: Re: [Fic] L'ascension des démons   Mar 5 Avr - 22:13

Le monstre de pierre poussa un cri et battit des ailes avant de s’envoler en soulevant un épais nuage de poussière autour de lui. Je me sentais mal après ce que je venais de faire à Miyako. Elle avait toujours pris soin de moi, elle avait accédé à ma requête pour voir Shadow la première fois et elle soutenait mon père depuis le début, et comment la remerciai-je ? En m’enfuyant avec son prisonnier.
Cependant, alors que je pensais que tout était fini, un vif éclat lumineux surgit juste devant nous et nous obligea à nous arrêter. Lorsqu’il se dissipa, un grand guerrier aux cheveux bleus et portant une armure d’or apparut et nous barra la route. Comparé au monstre de Shadow, il était minuscule, mais il dégageait une aura de puissance tandis qu’aux creux de ses mains brillait ce qui ressemblait à une sphère lumineuse.
-C’est inutile Présidente Hikari, vous pensez vraiment que votre monstre ait la moindre chance face à Darkness Shadow ? Demanda Shadow en fermant les yeux.
-Iori, sois raisonnable, ne te laisse pas manipuler par Shadow ! Quoiqu’il t’ait dit, ne l’écoute pas ! Lança Miyako depuis le sol.
-Allons, allons, je suis une fois de plus le fautif dans l’histoire, mais je n’ai rien demandé moi, c’est cette chère Iori qui est venue me trouver, je ne fais que la suivre moi ; répondit le criminel en haussant les épaules.
-Iori…
-C’est la vérité Présidente Hikari, j’agis de mon propre chef afin d’aider mon père !
-Ton…père ? Répéta-t-elle interdite.
-Oui, je vais sauver mon père…grâce à Laura !
-Lau…Laura, tu dis ?
Hiroki poussa Miyako, l’air exaspéré et activa son disque de duel, de même que les UWS.
-Tu es trop sentimentale Miyako, je vais régler cela rapidement. Tranche tout sur ton passage, Constructution, Marionnette de l’ombre El !
Aux côtés du guerrier à l’armure d’or apparut une sorte de poupée mauve à tête de femme d’où partaient des milliers de fils, fins comme des lames de rasoir.
-Team Sunbird, à l’attaque ! S’écria Marcelo, quatre énormes oiseaux rouges et hideux nous encerclant totalement.
Je fis une grimace. Je n’avais pas le temps à perdre avec ces empêcheurs de tourner en rond, mais Shadow ne semblait nullement inquiet face à tant d’ennemis d’un seul coup et se contentait de regarder au loin, pensif.
-Constructution, ramène ce type à l’endroit qu’il n’aurait jamais dû quitter !
Les milliers de fils se précipitèrent vers le dragon comme un seul mais mon partenaire ne réagissait toujours pas. Mais, alors que l’attaque de la poupée allait nous atteindre, j’entendis une voix au loin.
-Atum, Perfect Light Beam !
Un rayon de lumière passa devant nos yeux et fit bruler instantanément tous les fils de la poupée qui se retira aussitôt. Je tournai la tête vers l’endroit d’où venait la voix et je ne pus m’empêcher de sourire en voyant Hélio, debout sur l’épaule d’un grand dragon d’or à l’armure argentée volant vers nous.
-Ce n’est pas trop tôt, j’ai failli attendre ; déclara soudain Shadow en revenant au combat.
-Quoi ?
-Darkness Shadow, Void Beam !
Le dragon noir rugit et, avant que je ne comprenne comment, tous les monstres autour de nous explosèrent puis Hélio nous rejoignit.
-Shadow, maintenant !
-Je sais, pas besoin de me le rappeler ; grogna ce dernier.
Je n’eus pas le temps de protester ou de dire quoique ce soit que le criminel claqua dans ses doigt et tout autour de nous se brouilla. Je vis Miyako, Hiroki et les UWS disparaitre et se fondre progressivement dans un décor devenant de plus en plus blanc. Ma tête me fit mal, je ne sentais plus mes membres et je décidai de fermer les yeux, le temps que tout cela cesse.
Toutes ces sensations étranges s’arrêtèrent brutalement quelques secondes plus tard et lorsque je rouvris les yeux, je lâchai un cri de surprise. Nous n’étions plus au-dessus du petit lot de terre entourant la maison de Shadow, non, tout autour de nous, il n’y avait que de l’eau à perte de vue. Nous survolions un océan, mais impossible de savoir lequel. A côté de moi, Shadow continuait à regarder pensivement dans le vague tandis qu’Hélio et son dragon volaient à côté de nous…Une minute, Hélio ?
-Je sais ce que tu vas me dire Iori ; dit-il avant que j’aie pu prendre la parole. Mais j’ai pris ma décision, je t’accompagnerai jusqu’au bout. Et qu’importe ce que tu pourras me dire, je ne t’abandonnerai pas.
-Mais Hélio…Comment…
-Shadow m’a contacté après ton départ, et je lui ai demandé de m’attendre.
-Ne crois pas que j’aie fait ça de bon cœur. Mais comme tu es le fils d’Angéla et Drago, tu dois avoir plus d’un tour dans ton sac, ce dragon en est la preuve ; lui répondit Shadow sans le regarder.
-Peu importe les raisons, je suis là. Dans combien de temps arrivons nous ?
-Dans moins de deux minutes je dirai, regardez.
Shadow montra au loin des formes étranges mais qui s’éclaircirent rapidement pour laisser place à de haut building comme à Manhattan, sauf que je savais exactement où nous nous trouvions grâce à une tour bien plus grande que les autres en forme de pointe immense s’élevant dans le ciel.
-Néo Domino City…mais c’est à plus de cinq heures de vol de Paris ! M’exclamai-je, interdite.
-Ne sous-estime pas le pouvoir de Gariatron jeune fille. Mais trêve de bavardage, il nous faut adopter une stratégie : la jouer discrète ou foncer dans le tas, à vous de choisir.
-Je préférerai une approche discrète, cela nous donnera plus de temps si nous n’arrivons pas à faire démarrer la machine ; répondis-je après quelques secondes de réflexion.
-Je suis d’accord avec Iori. Si nous arrivons avec l’artillerie lourde, nous nous confronterons à une résistance ; confirma Hélio.
-Très bien, dans ce cas…
Shadow claqua des doigts et le dragon sur lequel nous nous trouvions disparut immédiatement et nous nous retrouvâmes tous les trois sur celui d’Hélio, bien plus petit et moins visible puis nous nous écartâmes légèrement de Néo Domino City pour nous diriger vers la périphérie portant le nom de satellite.
Le dragon d’Hélio se posa dans ce qui semblait être une décharge. Autour de nous, il n’y avait que des bâtiments en ruines et des rues délabrées parsemées de fissures et de brins d’herbe dépassant des pavés. Au moins, personne ne pouvait nous avoir vu dans un tel endroit.
-Nous sommes dans la partie oubliée de satellite. Si nous voulons rejoindre la ville, il va nous falloir traverser le pont dédale puis le laboratoire se trouvera au pied de la tour principale. Je pense que dans trente minutes, nous y serons ; déclara Shadow.
Lorsqu’il me dit cela, je me mis à trembler, ce qu’Hélio remarqua immédiatement.
-Tout va bien Iori ?
-Oui, je suis juste un peu anxieuse pour la suite ; avouai-je.
-Tout ira bien, j’ai foi en toi Iori, tu vas réussir ce que tu as entrepris ; me répondit-il avec un sourire.
Je rougis et je détournai le regard. Pourquoi avait-il fallu qu’il vienne ? J’aurais vraiment préféré qu’il restât à Paris, au moins je n’aurais pas eu à m’inquiéter pour lui…
-Iori, une fois au laboratoire, que comptes-tu faire ? Me demanda alors Shadow. La machine n’est qu’un prototype, il est certain qu’elle sera très bien gardée.
-Nous aviserons en temps voulu en fonction de ce que nous rencontrerons. Le plus important est d’arriver là-bas en premier lieu.
-Tu es aussi impulsive que ta mère ; me dit-il en souriant.
-Fermez-là un peu, nous perdons du temps ; rétorquai-je froidement.
Sans un mot de plus, je pris la tête du groupe et ils n’eurent d’autre choix que de me suivre. Cependant, je ne savais pas vraiment où j’allais, je marchai au hasard en espérant tomber sortir de cette décharge, ce que je réussis à faire néanmoins assez rapidement pour me retrouver dans une grande rue de Satellite.
Là, tout était différent, plus moderne, plus entretenu, et surtout plus vivant en ce soir du vingt-cinq décembre. Les vitrines des magasins illuminaient la rue avec leurs décorations, tandis que des dizaines d’enfants se pressaient pour les admirer sous les regards attentifs de leurs parents.
Je me souvenais que peu de temps avant, nous faisions la même chose avec mon père et ma mère.
Je détournai le regard et je fis face à la mer au bout de l’avenue. Sur cette grande étendue bleue se dressait un pont en bois non achevé devant lequel s’amassaient de nombreuses personnes.
-Le pont dédale est un symbole pour cette ville, il représente la liberté tant attendue par tous les citoyens de Satellite ; déclara Shadow.
-Qu’est-ce que ça peut me faire à moi ? Je ne suis pas là pour faire du tourisme mais pour sauver mon père.
-Tu devrais t’intéresser un peu à ce que tu vois Iori, peut-être n’auras-tu plus jamais l’occasion de le faire dans le futur.
-Il n’y a plus de futur pour moi de toute façon, alors à quoi bon…
-Iori…Murmura Hélio, un voile de tristesse dans les yeux.
Nous marchâmes en silence jusqu’au pont dédale et un autre pont m’apparut, bien plus grand, reliant satellite et la ville principale. Il y avait un chemin sur le côté permettant aux piétons de passer. Plus je me rapprochais de la ville, plus mon cœur battait rapidement, mais il était trop tard pour se dégonfler, je devais aller jusqu’au bout.
Une fois de l’autre côté, Shadow prit la tête du groupe et nous conduisit à travers des petites rues désertes jusqu’à la tour principale, siège du laboratoire Fudo, du nom de son créateur. Evidemment, l’entrée était bien gardée et un criminel notoire comme Shadow n’avait aucune chance de passer…
-Alors, que fait-on ? Chuchota Hélio.
-J’ai une idée, toi et moi on entre à l’intérieur pendant que Shadow nous attend dehors puis on le fait rentrer à son tour.
-Puisque j’imagine que vous n’avez pas de meilleur plan, pourquoi pas ; répondit le criminel. La zone d’étude se trouve dans l’aile est du bâtiment. Je vous attendrai donc à l’arrière du laboratoire.
Le vieil homme s’en alla et nous laissa seuls tous les deux. Hélio ne semblait pas vraiment rassuré mais je ne devais pas être bien mieux.
Prudemment, nous prîmes la direction de l’entrée principale, comme deux visiteurs. Sans grande surprise, les garde nous laissèrent passer sans faire d’histoire et nous nous retrouvâmes à l’intérieur. Je fus impressionnée par ce hall d’entrée. Il s’agissait d’une grande pièce circulaire d’au moins vingt mètre de diamètre de laquelle partaient de nombreux couloirs. Au milieu, deux services de réceptions étaient chargés d’accueillir les visiteurs et organiser les visites guidées car ce laboratoire était également, à la demande de son créateur, un sanctuaire où n’importe qui pouvait assister à l’avancement des projets.
C’est là-bas que nous nous dirigeâmes afin de pénétrer à l’intérieur du laboratoire.
-Bonjour, serait-il possible de voir l’avancement de la machine à voyager dans le temps ? Demandai-je à la réceptionniste.
-Nous sommes désolés, mais ce projet n’est pas accessible au public pour le moment. Attendez qu’elle soit totalement terminée et revenez ensuite.
Je grimaçai. Je n’avais pas du tout envie de faire un scandale. Heureusement, Hélio intervint et me sauva la mise.
-Nous sommes des amis de la maire Serena. Vous pouvez l’appeler, elle vous donnera son accord je pense.
La réceptionniste fronça les sourcils mais s’exécuta tout de même. Après quelques secondes, elle raccrocha et déclara :
-Madame la maire se trouve justement ici, elle sera là dans quelques instants.
Je lançai un regard de détresse à mon ami. Il n’était prévu nulle part que Serena serait présente au même moment que nous. Comment allait-on lui expliquer notre présence ici, à néo Domino city ? Il ne faisait aucun doute qu’aucune explication ne lui conviendrait en sachant qu’elle-même venait certainement d’arriver en ville en étant partie bien plus tôt que nous…
Je n’eus pas le temps de réfléchir d’avantage car l’amie de nos parents arriva, l’air contrariée mais se détendit en nous voyant.
-Iori, Hélio, j’ai vraiment cru à une mauvaise blague lorsqu’on m’a appelée, mais vous êtes vraiment ici, à néo Domino City ; déclara-t-elle avec un large sourire.
-Bonjour Serena, ça fait un bail depuis hier soir, n’est-ce pas ? Répondit Hélio sur le même ton enjoué.
-Oui, vingt-heures, c’est long ! Lança-t-elle en riant. Mais qu’est-ce qui vous amène ici ? Surtout que vous avez dû arriver à l’instant en comptant le décalage horaire.
-Oui, mais nous avions très envie de visiter ce fameux laboratoire qui fait la gloire de Néo Domino City alors nous avons fait un détour. Surtout que nous avons entendu parler de cette extraordinaire invention qu’est la machine à voyager dans le temps.
-Oh, vous savez, elle n’est pas au point, mais si vous voulez, je peux vous montrer le prototype.
-Vraiment ? Rien ne nous ferait plus plaisir !
J’étais soufflée. Jamais je n’aurais cru qu’Hélio puisse avoir un tel talent d’improvisation. A sa place, je n’aurais certainement pas pu aligner deux mots sans bégayer ou perdre mon calme alors que lui disait tout cela avec un tel naturel que j’aurais pu y croire moi-même.
Serena nous donna à chacun un badge grâce auquel nous pûmes rentrer dans la zone de construction de la machine et mon pouls s’accéléra encore d’avantage lorsque je franchis la porte. Moins de cents mètres devant moi se trouvait la machine qui allait me permettre de sauver mon père et Laura…


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